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Carte GEODES - GEO DONNEES EN SANTE PUBLIQUE (Santé Publique France)

Taux d'incidence par commune. Mise à jour hebdomadaire

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mise à jour 5 mai 2021

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Site gouvernemental

https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus.

 

 

Téléchargez l'attestation de déplacement dérogatoire

La même au format pdf

 

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Mise à jour 5 mai 2021

 

Covid-19 : comment obtenir son attestation de vaccination ?

Depuis ce lundi 3 mai, les personnes vaccinées contre le Covid-19 peuvent obtenir une attestation en format papier. Elle devrait servir de pass sanitaire dans les semaines à venir. Un sésame pour fréquenter certains lieux ou encore pour pouvoir voyager.

Une attestation de vaccination contre le Covid-19 est fournie en format papier à toutes les personnes qui reçoivent leur deuxième injection depuis lundi 3 mai, indique le site Améli. Elle permet de certifier que le cycle vaccinal contre le coronavirus est terminé.
A la mi-mai, il sera possible de la récupérer "de manière autonome et sécurisée à partir d’un téléservice en cours de développement".

L'enregistrer dans TousAntiCovid

Sur ce document, figurent la date de la dernière injection ainsi que le nom du vaccin utilisé, le statut vaccinal et l'identification du patient.

Un cachet électronique intitulé "Datamatrix" apparaît pour prouver que l'attestation émane bien de l'administration française.

Enfin, le certificat comporte un QR code permettant de l'intégrer sur TousAntiCovid.
Pour l'enregistrer dans l'application, il suffit de scanner le QR code dans la rubrique "Attestations et carnet".

En ce qui concerne les personnes vaccinées avant le 3 mai, elles vont pouvoir également recevoir leur attestation. L'Assurance maladie va, en effet, leur envoyer un message si elles possèdent un compte Ameli puis elle leur adressera le document.

Ce dernier pourra être envoyé par courrier aux personnes qui ne sont pas à l'aise avec le numérique ou qui n'y ont tout simplement accès.

Indispensable dans les semaines à venir ?

A terme, cette attestation pourra servir de pass sanitaire pour voyager.
"Elle est appelée à évoluer pour s’adapter aux normes européennes, afin de faciliter dans un premier temps la circulation des citoyens européens sur le territoire de l’Union, puis internationale", indique le site Améli.

Par ailleurs, le certificat pourra servir sur le sol français.
En effet, à partir du 9 juin, il sera possible d'aller dans des salons, dans des foires, dans les lieux culturels et des établissements sportifs en présentant un pass sanitaire.

Même protocole pour assister à un événement en extérieur ou en intérieur rassemblant plus de  1 000 personnes à partir du 30 juin.

 


 

Coronavirus : les restaurants des hôtels pourront enfin rouvrir le 19 mai

Les salles de restaurant des hôtels pourront à nouveau ouvrir dès le 19 mai.

Explications.

C'était une mesure particulièrement attendue par les hôtels.
Leurs salles de restaurant pourront à nouveau rouvrir dès le 19 mai, pour leurs clients uniquement, avec des tables de six personnes au maximum.

Cette annonce de Jean-Baptiste Lemoyne devrait satisfaire les professionnels du tourisme qui ont vu une progression des réservations depuis l'annonce du calendrier par Emmanuel Macron cette semaine.

Les clients étaient contraints de manger dans leur chambre jusqu'à présent. "petit-déjeuner, déjeuner et dîner" seront donc de nouveau servis à table selon le secrétaire d'Etat au tourisme. L'élu a insisté sur le besoin des Français de renouer avec la liberté mais invité à vivre un "été bleu blanc rouge" en France.

Ouverture des lieux culturels

Le 19 mai est aussi la date à laquelle les terrasses seront à nouveau autorisées en France. Les établissements culturels pourront également renouer avec l'accueil du public : musée, théâtres, cinémas, monuments et salles de spectacledevront toutefois respecter une jauge de 800 personne en intérieur et 1 000 en extérieur.

 


 

Commerces, terrasses, bars, restaurants, lieux culturels... voici le calendrier intégral du déconfinement annoncé par Emmanuel Macron

Le président de la République, Emmanuel Macron, a annoncé en exclusivité aux médias de presse quotidienne régionale les dates du déconfinement en France.

On récapitule.

Le retour à la vie normale, c'est pour bientôt. Emmanuel Macron dévoilera officiellement ce jeudi soir à 21h sur les sites des titres de presse quotidienne régionale les raisons qui l'ont poussé à déconfiner le pays après plusieurs semaines de mesures restrictives.

En attendant, voici les derniers arbitrages rendus par le Président de la République et le détail, date par date, du calendrier de déconfinement.

3 MAI

- Couvre-feu maintenu
- Commerces toujours fermés
- Fin de l'attestation en journée
- Levée des restrictions pour les déplacements inter-régionaux
- Réouverture des collège avec demi-jauge pour les 4e et 3e
- Réouverture des lycées en demi-jauge

19 MAI

- Couvre-feu repoussé à 21h
- Réouverture des commerces, des terrasses, des musées, des salles de cinéma et théâtres avec des jauges limitées
- Réouverture des établissements sportifs de plein air et couverts pour les spectateurs avec des jauges limitées
- Rassemblements de plus de 10 personnes toujours interdits

9 JUIN

- Couvre-feu repoussé à 23h
- Réouverture des cafés, restaurants et des salles de sports
- Assouplissement du télétravail
- Possibilité d'accueillir jusqu'à 5.000 personnes dans les lieux de culture et les établissements sportifs avec pass sanitaire
- Réouverture des salons et foires d'exposition, jusqu'à 5.000 personnes et avec pass sanitaire
- Accueil des touristes étrangers avec pass sanitaire

30 JUIN

- Fin du couvre-feu
- Fin des limites de jauge selon la situation sanitaire locale
- Possibilité d'accéder à tout événement rassemblant plus de 1.000 personnes en extérieur et intérieur avec pass sanitaire
- Les discothèques toujours fermées
- Maintien des gestes barrières et distanciation sociale

 


 

Covid-19 : les moins de 15 ans autorisés à utiliser les autotests et tests antigéniques

La Haute autorité de santé préconise pour les enfants de réaliser ces tests "au moins une fois par semaine".

La Haute Autorité de Santé fait volte-face. Dans un avis publié ce lundi 26 avril, elle recommande de lever la limite d’âge, jusqu'ici fixée à 15 ans minimum, pour les autotests à prélèvement nasal.
Ces derniers sont autorisés à être vendus en pharmacie depuis le 12 avril.

La HAS explique qu’elle avait d’abord choisi de limiter ces tests antigéniques, notamment "face au manque d’étude chez les enfants", mais qu’une récente méta-analyse réalisée par ses moins montre “des résultats encourageants”.

"Chez les enfants, les données de performance des tests antigéniques nasaux sont limitées, en particulier pour les cas asymptomatiques.
Toutefois, les quelques études cliniques sont rassurantes quant à leurs performances dans cette population pédiatrique et permettent de supprimer la limite d’âge précédemment posée", détaille ainsi la HAS.

Les principaux atouts

Un résultat entre quinze et trente minutes – les tests ne sont pas envoyés à un laboratoire –, et ils sont moins invasifs que les prélèvements nasopharyngés car l’écouvillon est enfoncé moins profondément dans le nez. Ces "tests antigéniques sur prélèvement nasal ont l’avantage d’allier rapidité de résultat et possible utilisation de manière répétée chez un plus large public", souligne dans un communiqué la HAS.

La HAS recommande que ces tests soient "réalisés au moins une fois par semaine selon les modalités de prélèvement les plus adaptées à l'âge, aux capacités de l'enfant et au contexte local". "Pour les élèves en école primaire, l'auto-prélèvement initialement supervisé est (...) envisageable mais il est préférable que le test soit fait par les parents ou le personnel formé.
Pour les enfants en école maternelle, le prélèvement et le test devront être réalisés par ces mêmes acteurs", ajoute la HAS.

Les inconvénients

Ces tests sont moins douloureux que ceux pratiqués en laboratoire, l'écouvillon est enfoncé moins profondément dans le nez.
Ils permettent également d'obtenir un résultat en 15 à 30 minutes.
Mais il reste moins fiable qu'un test PCR.

Si la Haute Autorité de Santé considère que les étudiants, lycéens et collégiens peuvent réaliser l'autotest tout seul, en revanche, pour les enfants de moins de 15 ans, il est préférable que le test soit fait par les parents ou du personnel formé.

Les tests salivaires rapides non recommandés

Pour les autotests salivaires, aussi appelés tests salivaires rapides, à ne pas confondre avec les tests salivaires dont les résultats sont analysés en laboratoire –, l’autorité répète que les données disponibles, "très hétérogènes, ne permettent pas à ce stade de montrer » qu’ils « présentent une efficacité suffisante pour pouvoir être recommandés".

 

 


 

Coronavirus : les personnes vaccinées pourront-elles enlever le masque avant les autres ?

Le Haut conseil de la santé publique a publié, ce dimanche 25 avril, de nouvelles recommandations pour les personnes ayant été complètement vaccinées contre le Covid-19. Il autorise notamment à ne pas porter de masque dans le cadre privé, à condition de respecter les gestes barrières.

Les personnes vaccinées devront continuer à respecter les mesures barrières.
C’est ce que préconise le Haut Conseil de la santé publique (HCSP), dans un rapport publié dimanche 25 avril sur les gestes à adopter pour les personnes ayant bénéficié d’un schéma vaccinal complet contre le Covid-19.

La prudence reste de mise

Les citoyens vaccinés devront continuer à se montrer prudents face à la pandémie de coronavirus, car il est aujourd’hui impossible "d’évaluer le risque pour les personnes ayant bénéficié d’un schéma vaccinal complet de contaminer d’autres personnes" précise le rapport.

De même, "l’incertitude relative à l’impact de la transmission des variants" impose de ne pas relâcher les efforts.

Fini le masque pour les réunions privées de personnes vaccinées

En milieu intérieur fermé, dans le cadre privé familial ou amical, l’hygiène des mains, la distance interindividuelle, l’aération et la limitation à 6 du nombre de personnes restent indiquées. Mais il sera possible de tomber le masque si les membres réunis ont tous reçu leurs doses de vaccin.

Cette recommandation du Haut Conseil de la Santé Publique ne s’applique pas si l’un des individus présente un facteur de risque de formes graves, tel que l’âge ou un critère de comorbidité.

Et dès lors, que la personne vaccinée sort du cadre privé, l’application des mesures barrières dont le port de masque demeure obligatoire.

Dans un rapport publié le 21 avril, le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) estimait, pour sa part, que le port du masque et la distanciation physique pouvaient être assouplis entre personnes vaccinées, y compris les personnes âgées.

La protection vaccinale en question

L'efficacité des vaccins n’est pas immédiate. Pour envisager d’assouplir les gestes barrières, il faut donc d’abord être sûr que le vaccin offre sa protection maximum.

Pour Moderna, elle est obtenue "sept jours après la deuxième injection de vaccin chez des sujets indemnes d’infection antérieure au SARS-CoV-2", contre 15 jours pour Pfizer, peut-on lire sur le site du ministère de la Santé.

Pour le vaccin AstraZeneca, "les sujets commencent à être protégés environ trois semaines après la première dose", mais "ils ne seront pas protégés de façon optimale avant un délai de quinze jours suivant l’administration de la seconde dose", selon l’Agence européenne des Médicaments.

 


 

Covid-19 : la distanciation physique est-elle inutile pour limiter la transmission du virus ?

C'est une étude qui devrait faire du bruit. Selon les dernières publications du MIT (Massachusetts Institute of Technology), une bonne ventilation permettrait de limiter la propagation du virus, contrairement à la distanciation physique.

Ce sont nos confrères de L'Indépendant qui ont mis en évidence les résultats surprenants de cette étude du MIT.

En créant un modèle pour calculer le risque d'exposition au Covid-19 à l'intérieur, les experts du Massachusetts Institute of Technology ont obtenu des résultats pour le moins inattendus.

Plusieurs paramètres ont été pris en compte, comme l'activité respiratoire, les variants, le port du masque, temps passé à l'intérieur ou encore la filtration et la circulation de l'air.

"Aucune base scientifique" pour la distanciation sociale

Résultat ?

Les chercheurs du MIT ont observé que "la distanciation physique mettait à l'abri de grosses gouttes comme celles dégagées lors d'un éternuement, mais elle ne protège en rien des gouttelettes dont il est désormais acquis que ce sont elles qui propagent le plus vite la maladie lorsque l'on respire, parle, chante".

Pour enfoncer le clou, Martin Bazant et John Bush qui ont signé l'étude précisent que la règle de distanciation physique qui encourage les gens à s'éloigner socialement en public "n'a aucune base solide scientifique".

L'importance de la ventilation

Par ailleurs, l'étude confirme le caractère primordial de la ventilation dans la lutte contre les nouvelles contaminations.

Ainsi selon le MIT, lorsqu'un espace est correctement ventilé, il "peut être exploité en toute sécurité même à pleine capacité".

Enfin, selon les auteurs, "ce n'est pas la distance sociale qui assure la sécurité des gens, c'est le temps qu'ils passent dans un endroit clos".

Ainsi, ils estiment que "de nombreux espaces ont été fermés alors qu'ils n'avaient pas besoin de l'être".

 


 

Un pharmacien vous explique tout sur les autotests

Avantages, limites, conseils d'utilisation...

Un pharmacien dresse le portrait des autotests.

Ça y est, les autotests sont arrivés dans les pharmaciesrisés à la vente depuis le lundi 12 avril, ils représentent une arme de plus dans la lutte contre le Covid-19. Un pharmacien sétois donne ses conseils d'utilisation et dresse les avantages, mais aussi les limites de cette nouvelle forme de dépistage.

Où se procurer des autotests ?

Les autotests sont disponibles uniquement en pharmacie, et ce depuis le 12 avril.
Ils sont vendus par boîte de cinq, à 6€ l'unité. Comptez donc 30€ pour vous en procurer. Mais ces prix pourraient évoluer dans les prochaines semaines.

"Il est fort probable qu'il y ait plus de fabricants avec l'agrément, donc de plus en plus de concurrence de volume, et ainsi, des prix en baisse", avance le pharmacien.

À qui s'adressent-ils ?

Ils s'adressent à toute personne âgée de 15 ans ou plus, avant tout aux personnes asymptomatiques, et permettent de freiner la propagation.

"La sécurité sociale les prend en charge uniquement pour les personnes travaillant dans le service à la personne chez des personnes âgées ou handicapées, qui ont le droit à deux boîtes par mois. L'idéal, pour les personnes travaillant dans un environnement à risque, est de se tester deux fois par semaine".

Quels sont leurs avantages ?

L'objectif des autotests est de détecter le plus tôt possible les cas positifs.
Le dépistage peut s'effectuer chez soi, en toute autonomie, avec un résultat donné au bout de quelques minutes.

"Le test s'effectue par prélèvement nasal, a seulement deux ou trois centimètres de profondeur. Il y a également moins d'1% de chance que l'on soit faux positif avec un autotest".

Et leurs limites ?

Cette nouvelle forme de dépistage est moins précise que des tests PCR ou antigéniques, qui restent à privilégier en cas de symptômes.

"Si vous êtes positif, il y a 80% qu'un autotest le détecte. Dans tous les cas, un test PCR est alors nécessaire pour confirmer le diagnostic".

 


 

Vaccin Pfizer : vers une troisième dose dans les prochains mois puis un rappel chaque année

Le PDG de Pfizer a déclaré jeudi 15 avril qu'il faudrait probablement injecter une troisième dose de vaccin aux patients dans les prochains mois, notamment pour lutter au mieux contre les variants du Covid-19. Il a également indiqué qu'une injection serait certainement nécessaire chaque année.

Une troisième dose de vaccin Pfizer dans les mois à venir et une injection chaque année pour lutter contre le Covid-19. C'est ce qui attend des millions de patients dans le monde, a annoncé le PDG du laboratoire de recherches américain, rapporte CNBC jeudi 15 avril.

"Entre six et douze mois" après la deuxième dose

"Une hypothèse vraisemblable est qu'une troisième dose sera probablement nécessaire, entre six mois et douze mois, et à partir de là, il y aura une vaccination à nouveau chaque année", a ainsi déclaré Albert Bourla, tout en ajoutant que ces pistes doivent encore être confirmées.

Le vaccin Pfizer/BioNTech a été conçu sur la base d'une technique novatrice, l'ARN messager, testée pour la première fois à grande échelle.

Il en est de même pour le sérum développé par Moderna. Ces deux vaccins sont les plus performants à ce jour contre le Covid-19, avec une efficacité de 95 % pour celui de Pfizer/BioNTech et 94,1 % pour Moderna, selon les études cliniques.

Le spectre des variants

En revanche, l'inconnue reste l'efficacité des produits face au développement des variants.

"Nous étudions la durée de la réponse des anticorps. Elle semble forte mais elle connaît une certaine baisse et les variants sont un défi", a expliqué le directeur de la cellule anti-Covid de l'administration Biden, le Dr David Kessler.

Aux Etats-Unis, le vaccin de Pfizer est privilégié depuis le début de la campagne de vaccination.

L'alliance Pfizer/BioNTech avait déjà annoncé en février étudier les effets d'une troisième dose de son vaccin contre les variants dans une étude clinique.
Les Américains prévoient donc de commander un nombre important de produits supplémentaires dans les mois qui viennent, pour anticiper l'administration d'un rappel.

Vers une vaccination des 12-15 ans

Par ailleurs, Pfizer a déposé la semaine dernière une demande d'extension des injections aux Etats-Unis, pour atteindre les 12-15 ans.

Après des tests concluants sur l'efficacité du vaccin et ses effets secondaires sur les plus jeunes, le laboratoire souhaite étendre son administration pour viser une immunité collective au coronavirus.

 


 

Coronavirus : "Le variant brésilien complique la situation sans changer la donne"

Édouard Tuaillon, responsable du département de virologie du CHU de Montpellier, décrypte les dernières évolutions de l’épidémie : un "casse-tête", "une équation à multiples inconnues".

Faut-il avoir peur du variant brésilien ?

Il possède, comme le variant sud-africain, une mutation qui nous pose un problème : il échappe plus facilement aux anticorps du virus.
Il est donc mieux "équipé" pour échapper à l’effet de la vaccination. On perd de l’efficacité vaccinale.

La vaccination reste un enjeu majeur pour enrayer l’épidémie ?

Oui, sachant qu’elle n’est pas efficace à 100 %, parce qu’il y a des gens qui ne répondent pas au vaccin, et que d’autres seront malades, mais avec une forme atténuée.
Il faut qu’on vaccine plus de monde, sachant que les variants vont freiner l’efficacité de la campagne, que cette dernière peut changer la répartition des variants.
Aujourd’hui, on ne pense plus pouvoir éradiquer le Covid-19. Mais on peut se débarrasser du problème sociétal.

Que sait-on de l’efficacité des vaccins ?

Il y a une donnée qui vient compliquer la stratégie actuelle : la question de l’efficacité des vaccins à adénovirus, AstraZeneca et Johnson & Johnson.
On sait aussi que tous les vaccins développés sur le modèle chinois sont moins efficaces.
Petit à petit, un certain nombre de vaccins vont se retrouver "hors course", ils restent aujourd’hui intéressants pour ralentir la circulation du virus.
Les plus efficaces sont les vaccins à ARN, mais on manque de données, et avec l’arrivée des variants, on navigue un peu à vue.

Le variant brésilien est-il plus dangereux ?

Il n’y a pas de raison de s’inquiéter au niveau individuel. Mais si on se place sur l’ensemble de la population, oui, parce qu’il est plus difficile de le contrôler.
On n’a pas de certitude : on a pensé, dans un premier temps, que le variant anglais était plus dangereux.
On sait que ce n’est pas le cas, au vu d’études sur le sujet.

En revanche, on sait qu’en termes de traitement, les anticorps monoclonaux ne sont pas efficaces contre le variant brésilien.

Est-il amené à "flamber" comme le variant anglais ?

Il reste minoritaire, moins de 5 % des cas, et on commence à avoir quelques clusters.
Il n’est pas sûr qu’on ait l’envolée qu’on a vue avec le variant anglais, monté très vite, qui doublait en pourcentage d’une semaine à l’autre.
Le variant brésilien ne va pas changer complètement la donne comme le variant anglais, mais il complique la situation et ralentit l’efficacité du vaccin.
Le développement de la campagne de vaccination pourrait le favoriser…

La situation est complexe…

On est dans une course, il faut continuer. Mais si on veut gagner des semaines sur le confinement, et ne pas en perdre, il faut continuer à vacciner au maximum, y compris avec du AstraZeneca, en espérant que la population ne s’en détournera pas.
Cette histoire est un casse-tête, on est dans le flou depuis plusieurs semaines, avec une équation à multiples inconnues, et une situation compliquée à expliquer.
On n’est pas sur les pics prévisibles des première et deuxième vagues. On est sur une montagne et on ne sait pas quand elle va s’infléchir, malgré quelques signes positifs depuis la semaine dernière.

Assouplissement en mai : "Un pari"

Édouard Tuaillon est dans l’expectative sur l’hypothèse d’une réouverture des bars et des restaurants à la mi-mai :

"C’est un pari raisonnable, ça devrait se détendre un peu", estime le médecin, qui n’exclut pas que cette "détente" ne soit possible que quelques semaines plus tard. "On devrait avoir moins de cas cet été et être plus tranquille l’automne prochain", se projette timidement le médecin.

Mercredi matin, le ministre de l’Économie Bruno Lemaire est resté très prudent sur le sujet, "une hypothèse". Emmanuel Macron doit présider, ce jeudi, une réunion destinée à prévoir la levée progressive des restrictions.

Ce que disent les eaux usées

"On est à des taux très bas, en dessous de 1 %." Franz Durandet, directeur du laboratoire d’analyses biologiques environnementales Iage, basé à Grabels (Hérault), ne voit pas aujourd’hui exploser la présence du variant brésilien dans les eaux usées. Il est "quasiment indétectable" dans les analyses effectuées la semaine dernière dans le nord de la France, et la société s’attend à la même tendance dans les études lancées en début de semaine dans les agglomérations de Marseille, Nice, Montpellier, Agde, Béziers et le bassin de Thau.

Les résultats sont attendus ce jeudi.

En partenariat avec Veolia, Iage suit la présence des variants du Covid dans les eaux usées depuis le mois de janvier, et a vu monter en puissance le variant anglais : "On est passé de 0,5 % le 4 janvier à 80 % aujourd’hui."

De là à prédire une évolution semblable pour le Brésilien…

"Dans une phase très précoce, on fait très peu de prédictions. Aujourd’hui, ce variant pose surtout un problème de stratégie de vaccination."

 


 

Troisième dose de vaccin pour les personnes immunodéprimées : faites vous partie du public concerné ?

La direction générale de la Santé (DGS) a publié une note pour préciser les modalités d'administration d'une éventuelle troisième dose de vaccin à ARN messager contre le coronavirus, pour un certain public.

On fait le point sur qui est concerné pour l'instant.

Certaines personnes dont l'immunité est plus fragile, pourraient bien recevoir une troisième dose de vaccin contre le Covid-19.

C'est en tout cas ce que confirme une note de la DGS publiée le 11 avril, estimant que pour les personnes sévèrement immunodéprimées, une troisième dose de vaccin à ARN messager (Pfizer BioNtech et Moderna) est nécessaire.

Qui sont les personnes "sévèrement immunodéprimées"

Dans sa note, la DGS détaille le profil des personnes dites "sévèrement immunodéprimées" et qui sont donc le public ciblé pour recevoir une troisième dose.

Il s'agit des personnes "transplantés d’organes solides, transplantés récents de moelle osseuse, patients dialysés, patients atteints de maladies auto-immunes sous traitement immunosuppresseur fort de type anti-CD20 ou anti-métabolites".

Quand devront-elles recevoir cette troisième dose ?

"Cette troisième injection doit intervenir 4 semaines au moins après la deuxième dose, ou dès que possible pour les personnes qui auraient déjà dépassé ce délai", estime la DGS.

Si vous êtes dans l'une des situations évoquées au-dessus, vous pouvez vous rapprocher des centres de vaccination pour recevoir la dose supplémentaire.

D'autres publics bientôt concernés ?

Le terme "immunodéprimé" signifie que la personne a un système immunitaire défaillant. D'autres personnes sont dans cette situation et la DGS estime que de nouvelles recommandations devraient être énoncées prochainement.

"Des recommandations seront ultérieurement émises concernant la nécessité d’une troisième dose pour les insuffisants rénaux chroniques non dialysés, les patients atteints de cancers et les patients atteints de maladies auto-immunes sous d’autres traitements immunosuppresseurs", indique la DGS.

 


 

Coronavirus : on vous dit tout sur le variant brésilien, pris très au sérieux en France

Il est encore minoritaire en France, mais pourrait faire beaucoup de dégâts... Le variant brésilien, baptisé Voc 3 ou P1. Mais que sait-on vraiment de lui ?

On fait le point.

Ce mardi, Paris a finalement tranché : la France suspend "jusqu'à nouvel ordre" tous les vols avec le Brésil. Ce pays d’Amérique latine, deuxième pays le plus endeuillé au monde à cause de la pandémie de coronavirus, traverse une nouvelle vague dramatique : 52 % des patients en réanimation ont désormais moins de 40 ans.

Qu'est-ce que le variant brésilen ?

Les variants du Coronavirus sont pour le moment au nombre de trois (en plus de la souche initiale) :
Voc 1 pour le Britannique, Voc 2 pour le Sud-africain et Voc 3 pour le Brésilien.
Mais on retrouve ce même variant brésilien sous un autre nom : P1.
Un deuxième variant, baptisé P2, a également émergé dans ce pays. Il fait en revanche partie des Variant of interest (VOI), donc moins présents dans le monde.

Dans quelle mesure ces variants sont plus dangereux ?

Santé Publique France a publié une analyse des risques liés à l’émergence des variants : ce P1 serait entre 40 % et 120 % plus contagieux que la souche initiale de 2020 du coronavirus.
Est-il plus mortel ? Pour le moment, il n’y a pas d’impact décrit sur la sévérité de la maladie.
Il est en tout cas responsable d’une réelle hécatombe au Brésil.
Selon une étude de l'Association brésilienne des soins intensifs (AMIB), le variant brésilien pourrait entraîner des formes plus graves du Covid-19.

Se propagent-t-ils rapidement en France ?

Le P1 a été détecté dès février 2021. Mais sa diffusion reste très limitée.
Selon le dernier point épidémiologique de Santé Publique France, publié le 8 avril, les suspicions de variant V2 (sud-africain) ou V3 (variant brésilien) étaient restées stables à 4,2 % des contaminations dans le pays.

Autre bonne nouvelle : ce V3 ou P1 ne serait responsable que de 0,5 % des contaminations, selon la dernière enquête flash sur les variants, datant du 16 mars.

Et pour P2 ? Santé Publique France, à ce jour, 22 cas ont été détectés en France métropolitaine, et 72 en Guyane.

Les vaccins sont-ils efficaces contre les variants brésiliens ?

Pfizer affirme que son vaccin conserve une efficacité "élevée" contre les variants actuels mais une efficacité inférieure par rapport à la souche initiale.
Toutefois, la question d'une troisième dose est étudiée.
D'autres laboratoires disent être capables de proposer de nouvelles formules, plus efficaces face aux mutations du virus.

 


 

Après six cas de Thromboses, Johnson & Johnson repousse le déploiement de son vaccin en Europe

Johnson & Johnson a annoncé mardi le report du déploiement en Europe de son vaccin contre le Covid-19 après que les autorités américaines ont proposé de suspendre son emploi le temps d'analyser en détail des dossiers de six cas de survenue de caillots sanguins atypiques et sévères chez des personnes ayant reçu ce vaccin.

Dans un communiqué commun, les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) et l'autorité américaine des médicaments (FDA) recommandent "une pause dans le recours à ce vaccin, par mesure de prudence", d'ici à ce que les analyses approfondies des cas rapportés soient terminées.

"A l'heure actuelle, ces effets indésirables semblent extrêmement rares", avec six cas identifiés sur plus de 6,8 millions de doses du vaccin de J&J déjà administrées aux Etats-Unis, mais l'innocuité des vaccins est "la priorité absolue" du gouvernement fédéral, soulignent les deux agences.

Six cas de 18 à 48 ans

Johnson et Johnson a commencé lundi à livrer les doses commandées par l'Union européenne.

Ce mardi, le laboratoire annonce le report du déploiement.

Le commissaire européen à l'Industrie, Thierry Breton, a indiqué récemment que J&J s'était engagé à livrer 55 millions de doses à l'UE d'ici à la fin juin et 120 millions de doses supplémentaires au cours du troisième trimestre.

Les six cas recensés concernent des femmes âgées de 18 à 48 ans qui avaient reçu le vaccin six à 13 jours plus tôt et ont développé des caillots sanguins atypiques (thromboses des sinus veineux cérébraux), associés à un faible taux de plaquettes dans le sang (thrombocytopénie).

 


 

Coronavirus et allergies saisonnières au pollen : existe-t-il un lien ?

L'arrivée du printemps signe aussi le retour des allergies au pollen.
En revanche ce qui change des années précédentes, c'est la présence du Covid-19.

Une forte présence de pollens dans l'air pourrait augmenter le taux d'infection au Covid-19 de 10 à 30 %.

C'est le résultat des données collectées lors d'une étude norvégienne menée dans 130 régions de 31 pays des cinq continents, du 1er janvier au 8 avril 2020.

Dans 80 régions de l’hémisphère Nord où le printemps démarrait, le début de la forte augmentation de l’épidémie a coïncidé avec une accumulation de pollens jusqu’à quatre jours plus tôt.

Tout le monde est concerné, allergiques ou pas.

Le pollen affaiblit le système immunitaire

L'étude norvégienne s'est employée à déterminer si une plus grande quantité de pollens en suspension dans l'air était susceptible d'entraîner une augmentation des taux d'infection au coronavirus.
Les chercheurs ont pour cela analysé : des données sur l'infection au Covid-19, sur les pollens en suspension dans l'air, sur les facteurs météorologiques, ainsi que d'autres données ayant une influence sur la transmission du virus telles que la densité de population et la mise en place du confinement, plus ou moins importante selon les pays.

Ils sont arrivés à la conclusion que le pollen en suspension dans l'air, parfois en synergie avec l'humidité et la température, expliquait en moyenne 44 % de la variabilité du taux d'infection.

Autre enseignement de cette étude : sans confinement, une augmentation de l'abondance du pollen a entraîné une augmentation moyenne de 4 % des taux d'infection. Le confinement a quand à lui réduit de moitié les taux d'infection sous des concentrations de pollen similaires.

Attention cependant aux raccourcis hâtifs

Comme le précise l’immunologiste Stefanie Gilles au Parisien, ce sont les contacts humains et non les grains de pollens qui sont à l’origine des contaminations :

"Le pollen ne modifie le risque d’être infecté que si vous êtes en contact avec une autre personne infectée. Il ne transporte pas le virus et ne provoque pas les infections. Ce serait un malentendu".

Les polluants atmosphériques, fortement suspectés de favoriser les infections, augmentent souvent en même temps que les pics de pollens et peuvent également perturber les résultats de cette étude.

Le masque, un bon bouclier

Faute de pouvoir se débarrasser des pollens, les allergiques peuvent compter sur le masque filtrant. Les auteurs de l'étude confirment que son port lorsque "les concentrations de pollen sont élevées peut empêcher à la fois le virus et le pollen de pénétrer dans les voies respiratoires".

Comment distinguer rhinite allergique et Covid ?

Lors de la saison pollinique, la difficulté est parfois de distinguer les symptômes d’une allergie de ceux d’un Covid comme lors d’un écoulement nasal.

"Les patients qui se savent allergiques connaissent les manifestations de leur allergie (généralement yeux, palais ou gorge qui grattent, nez qui coule, éternuements, etc). Donc la fièvre ou un symptôme atypique (douleur articulaire, perte de goût ou d’odorat) doivent inciter à faire un test de dépistage Covid-19", explique le Pr Laurent Guilleminault, pneumo-allergologue au CHU de Toulouse.

 


 

Les autotests arrivent ce lundi en pharmacie : comment ça marche, à quel prix, qui est concerné

Un arrêté du ministre de la Santé publié dimanche au Journal officiel autorise la vente en pharmacie d'autotests de dépistage du Covid-19 sur prélèvement nasal, pour les personnes asymptomatiques de plus de 15 ans.

Ces autotests "vont se déployer progressivement dans des milliers d'officines tout au long de la semaine", a indiqué le ministre de la Santé, Olivier Véran, dans un entretien au Journal du dimanche.

Ils "vont être rapidement mis à disposition dans les établissements scolaires", a-t-il ajouté, disant envisager "d'aller jusqu'à deux tests par semaine par élève et par enseignant".

Mais de quoi s'agit-il exactement ?

Un résultat rapide : grâce à ce prélèvement nasal à réaliser à la maison, le résultat apparaît très vite, ce qui est un atout par rapport aux tests PCR qui nécessitent souvent au moins un jour d'attente. Ce nouveau test permettra ainsi aux personnes positives de s'isoler rapidement sans craindre d'en contaminer d'autres. Destiné aux personnes asymptomatiques, de plus de 15 ans dans le cadre d'une utilisation restreinte à la sphère privée (avant une rencontre avec des proches...)", souligne la Haute autorité de la Santé.

La préconisation de la HAS ?

Faire un autotest "le jour même ou, à défaut, la veille de la rencontre".

Quelle fiabilité ?

Attention cependant. En cas de résultat positif, la Haute autorité de santé a imposé qu'une confirmation soit donnée par un test PCR classique, notamment pour permettre aux autorités de santé de comptabiliser le nombre de nouveaux cas positifs.

Une étude allemande a récemment évalué l’efficacité des autotests autour de 71,7 %, quand un test nasopharyngé approche les 98 %.

À quel prix ?

Lors de l'annonce du lancement des autotests en France, Olivier Véran n'a pas précisé de prix de vente ni si ce dernier serait plafonné.
À titre de comparaison, ces tests sont vendus aux alentours de 5 euros l'unité dans les supermarchés de nos voisins allemands, suisses et britanniques.
La France, elle, a fait le choix de réserver la commercialisation aux pharmacies.

Ces autotests "vont se déployer progressivement dans des milliers d'officines tout au long de la semaine", a indiqué le ministre de la Santé, Olivier Véran, dans un entretien au Journal du dimanche. Ils "vont être rapidement mis à disposition dans les établissements scolaires", a-t-il ajouté, disant envisager "d'aller jusqu'à deux tests par semaine par élève et par enseignant".

 


 

Coronavirus : la vaccination ouverte à tous les Français de plus de 55 ans dès ce lundi

Dès ce lundi 12 avril, l'ensemble des Français âgés de plus de 55 ans pourront avoir accès à la vaccination, sans condition, et recevront deux doses d'AstraZeneca ou une dose de Johson & Johnson.
De nouveaux stocks de ces deux vaccins doivent arriver en France dès demain.

Le ministre de la Santé en a fait l'annonce officielle ce dimanche 11 avril dans les colonnes du Journal du dimanche.

"On élargit la vaccination", explique Olivier Véran.

"Dès ce lundi 12 avril, l'ensemble des Français âgés de plus de 55 ans pourront avoir accès à la vaccination, sans condition, et recevront deux doses d'AstraZeneca ou une dose de Johson & Johnson. De nouveaux stocks de ces deux vaccins doivent arriver en France dès demain."

Élargissement de la vaccination

200 000 doses du vaccin Johson & Johnson, fabriqué par le laboratoire Janssen-Cilag, sont annoncées avec une semaine d'avance sur la date de livraison.
Elles viendront renforcer les réserves de vaccin AstraZeneca, réservées aux plus de 55 ans depuis une décision gouvernementale du 19 mars dernier, tenant compte des risques de thrombose.

Espacement des doses pour Moderna et Pfizer

Autre annonce du ministre dans le JDD, l'allongement du délai entre deux injections des vaccins à ARN messager Pfizer/BioNTech et Moderna.

"À compter du 14 avril, pour toutes les premières injections, nous proposerons un rappel à 42 jours au lieu de 28 actuellement ", précise le ministre.

 


 

Conclusion des experts européens, risques, facteurs de risques: ce que l'on sait désormais à propos du vaccin AstraZeneca

Après les dernières évolutions concernant le vaccin AstraZeneca et la conférence de presse de l'Agence européenne des médicaments concernant son étude sur les cas de thromboses survenues après des injections ce mercredi, on fait le point.
Le vaccin AstraZeneca provoque-t-il de graves mais très rares problèmes sanguins observés chez certaines personnes vaccinées ?

L'Agence européenne des médicaments a donné une conférence de presse ce mercredi et quelques éléments permettent d'y voir un peu plus clair.

Car après une énième réunion de ses experts, l'EMA a reconnu pour la première fois que le vaccin AstraZeneca pouvait provoquer chez certaines personnes des problèmes sanguins très rares.

Jusqu'à présent, elle n'avait pas établi de lien de causalité entre les deux.

CE QU'ONT OBSERVÉ LES EXPERTS

Après études, les experts ont estimé qu'un lien est "possible" entre les effets secondaires rares observés chez certains patients et le vaccin.
Selon l'EMA, cela justifie donc de mentionner aux patients ainsi qu'aux personnels de santé que le risque existe.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) est, quant à elle, restée plus prudente. Elle a simplement relevé qu'un lien était "plausible mais non confirmé".

Et si les risques méritent d'être mentionnés, c'est qu'il s'agit d'un phénomène "très atypique" de "cas très rares de caillots sanguins combinés à des niveaux bas de plaquettes sanguines", a expliqué l'EMA.
Dans la plupart des cas, ces thromboses se sont produites dans les "deux semaines après la vaccination", et touchent "des veines du cerveau (thrombose des sinus veineux cérébraux) et de l'abdomen", selon l'EMA.

QUELS RISQUES À SE FAIRE INJECTER CE VACCIN ?

Ils sont très faibles en ce qui concerne les cas graves mais sont au cœur des questions. Selon les derniers chiffres de l'Agence européenne, au 4 avril, on dénombrait 222 cas de ces thromboses atypiques sur 34 millions d'injections réalisées avec AstraZeneca dans l'Espace économique européen (UE, Islande, Norvège, Liechtenstein) et le Royaume-Uni.

En tout, ce sont 18 décès qui ont été constatés.

C'est de l'Allemagne qu'est venue l'alerte, en premier lieu. 31 cas suspects de thrombose veineuse cérébrale (dont 19 s'accompagnaient d'une chute des plaquettes sanguines) ont été répertoriés à ce stade, avec 9 décès, selon l'Institut Paul-Ehrlich.
Cela représente une proportion d'1 cas pour 100.000 doses injectées.

Au Royaume-Uni, on dénombre 79 cas et 19 décès, sur plus de 20 millions de doses administrées, selon un bilan diffusé mercredi par le régulateur britannique des médicaments, la MHRA.

En France, des cas ont aussi été rapportés: 12 cas de thromboses dont quatre décès sur 1,9 million d'injections selon les chiffres de l'ANSM.

Les bénéfices globaux du vaccin dans la prévention du Covid-19 l'emportent sur les risques d'effets secondaires

Des chiffres qui révèlent un risque très faible malgré tout.

La balance bénéfices-risques du vaccin est donc largement favorable au vaccin, selon l'Agence Européenne qui l'a jugé "sûr et efficace" contre la Covid-19.

"Le Covid-19 entraîne un risque d'hospitalisation et de décès. La combinaison caillots sanguins/plaquettes basses qui a fait l'objet de signalements est très rare, et les bénéfices globaux du vaccin dans la prévention du Covid-19 l'emportent sur les risques d'effets secondaires", a d'ailleurs appuyé l'EMA.

EXISTENT-ILS DES FACTEURS DE RISQUES ?

Jusqu'ici, l'Agence européenne des médicaments a constaté que cela concernait des "femmes de moins de 60 ans". Une constatation qui ne permet pas de tirer des conclusions, car cela dépend aussi de l'utilisation qui a été faite du vaccin et des publics qui ont été désignés pour le recevoir, dans les différents pays.
De ce fait et selon les éléments dont dispose l'Agence, celle-ci assure qu'elle "n'a pas identifié de facteur de risques spécifique".

"Des facteurs de risque spécifiques tels que l'âge, le sexe ou les antécédents médicaux n'ont pas pu être confirmés car les événements rares sont observés à tous les âges", a expliqué Emer Cooke, directrice de l'Agence.

"Bien que la plupart des cas soient survenus chez des personnes de moins de 60 ans et chez des femmes (...) l'Agence n'a pas conclu que l'âge et le sexe étaient des facteurs de risque évidents pour ces effets secondaires très rares", a appuyé Sabine Straus, présidente du Comité pour l'évaluation des risques en matière de pharmacovigilance (Prac).

POURQUOI UNE LIMITE D'ÂGE ?

Plusieurs pays ont décidé de ne plus administrer ce vaccin en-dessous d'un certain âge: 55 ans pour la France, la Belgique et le Canada; 60 ans pour l'Allemagne et les Pays-Bas; ou 65 ans pour la Suède et la Finlande.

Ainsi, dans plusieurs pays, on recommande donc de le réserver aux personnes âgées.

Ce mercredi soir, le NHS le service de santé britannique s'est aligné sur les autres pays, alors qu'il recommandait ce vaccin dès 30 ans

"Pour les personnes de moins de 30 ans sans problème de santé, il est conseillé d'avoir un autre vaccin que celui d' Oxford / AstraZeneca. Si vous avez 30 ans ou plus ou si vous souffrez d'autres problèmes de santé, les avantages de la vaccination l'emportent sur tout risque potentiel", ont écrit les autorités dans un tweet.

Alors pourquoi augmenter l'âge ?

D'après l'EMA, plusieurs éléments plaident en faveur d'une réponse immunitaire anormale et puissante provoquée par le vaccin, pour expliquer ces thromboses.
Des chercheurs et médecins français, du collectif Du côté de la science, avancent une hypothèse originale.

Selon eux, il est possible que le point de départ soit "l'injection accidentelle du vaccin dans une veine au sein du muscle deltoïde" (de l'épaule), qui déclencherait une "réaction immunitaire discordante".

L'EMA précise par ailleurs que si vous avez été vacciné avec l'AstraZeneca et qu'au cours des deux semaines qui suivent l'injection, vous ressentez un essoufflement, une douleur de poitrine, un gonflement de la jambe, une douleur abdominale (ventre) persistante, des symptômes neurologiques, y compris maux de tête sévères et persistants ou vision trouble ou de minuscules taches de sang sous la peau au-delà du site d'injection, consultez immédiatement votre médecin.

 


 

AstraZeneca : un responsable de l'Agence européenne du médicament confirme un lien entre le vaccin et les cas de thrombose

Ce mardi 6 avril, le responsable de la stratégie sur les vaccins au sein de l'Agence européenne des médicaments confirme le lien entre le vaccin AstraZeneca et les cas de thromboses qui sont apparus chez plusieurs personnes vaccinées dans plusieurs pays d'Europe.

"Nous pouvons désormais le dire, il est clair qu'il y a un lien avec le vaccin". Dans une interview donnée au quotidien italien Il Messaggero et publiée ce mardi 6 avril, Marco Cavaleri, le responsable de la stratégie sur les vaccins à l'Agence européenne des Médicaments (EMA), confirme le lien entre le vaccin AstraZeneca et les cas de thromboses observés sur plusieurs personnes ayant été vaccinées.

"Ce qui cause cette réaction, cependant, nous ne le savons pas encore (...).
Pour résumer, dans les prochaines heures nous dirons qu'il y a un lien, mais nous devons encore comprendre comment cela se produit
", confie Marco Cavaleri.

"Un nombre de cas de thromboses cérébrales chez les personnes jeunes supérieur"

Comme le rappelle Le Figaro, l'EMA doit se réunir sur le dossier cette semaine.
"Nous cherchons à obtenir un tableau précis de ce qui se passe, à définir de manière précise ce syndrome dû au vaccin. Parmi les personnes vaccinées, il y a un nombre de cas de thromboses cérébrales chez les personnes jeunes, supérieur à ce à quoi nous nous attendrions. Cela nous devons le dire", a-t-il encore déclaré.

En France, douze cas de thromboses dont quatre cas mortels ont été rapportés.
Au Royaume-Uni, il y a eu 30 cas et sept décès sur un total de 18,1 millions de doses administrées au 24 mars.

Jusqu'à présent, l'EMA affirmait qu'"aucun lien causal avec le vaccin n'est prouvé", même s'il est "possible", et que les avantages de la vaccination contre le coronavirus l'emportent toujours sur les risques.

Plusieurs pays ont décidé de ne plus administrer ce vaccin en-dessous d'un certain âge. A l'image de la France, l'Allemagne et le Canada.

La Norvège et le Danemark ont eux suspendu jusqu'à nouvel ordre son utilisation dans la campagne de vaccination.

 


 

Vaccin AstraZeneca et risque de thrombose : la liste des symptômes qui doivent vous alerter

Après douze cas de thromboses répertoriés en France, l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a mis en ligne la liste des symptômes qui doivent alerter les patients ayant reçu une injection du vaccin AstraZeneca.

Il a beau avoir changé de nom, le vaccin AstraZeneca - désormais baptisé Vaxzevira - inquiète une partie des Français après la révélation de douze cas de thrombose dont quatre mortels chez les patients ayant reçu une dose.
Suspendu puis à nouveau distribué en France après le feu vert de l'Agence européenne des médicaments, le vaccin est aujourd'hui largement diffusé en France et considéré par les autorités de santé comme "sûr et efficace".

Douze cas de thrombose

Mais le décès ce lundi 29 mars d'une Toulousaine de 38 ans d'une thrombose quatorze jours après l'injection du vaccin a relancé le débat.
La famille de la victime a annoncé sa volonté de porter plainte contre X pour homicide involontaire.
Dans la foulée, l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a mis en ligne la liste des symptômes qui doivent alerter les patients ayant reçu une injection du vaccin AstraZeneca.

Qu'est-ce qu'une thrombose ?

En santé, la thrombose désigne la présence d'un caillot de sang appelé thrombus.
Ce thrombus peut à terme boucher une veine ou une artère et provoquer phlébites, AVC et infarctus.

Sept symptômes à surveiller

Comme tout vaccin, il est normal de ressentir des effets secondaires après l'administration de la première ou la seconde dose. Mais il est anormal que les symptômes suivants persistent au-delà de trois jours, et l'ANSM conseille dans ces cas de consulter un médecin :

essoufflement
douleur thoracique
gonflement des jambes
douleurs abdominales
maux de tête sévères
vision floue
ecchymoses sur des parties du corps éloignées du point d'injection

L'Agence du médicament précise également que les cas de thrombose, en majorité des thromboses cérébrales, sont survenus en moyenne neuf jours après l'injection.
Sur les douze victimes, neuf avaient moins de 55 ans.

 


 

La France reconfinée : école à la maison, déplacements limités, commerces fermés, tout ce qui change

Le confinement est de retour partout en France.
Après avoir concerné seulement 19 départements, ce simili-confinement s'applique à tout le territoire métropolitain depuis samedi à 19 h et pour une durée de quatre semaines.

Depuis samedi 3 avril, 19 h, la France est entrée dans son troisième confinement pour quatre semaines. Après un week-end de Pâques placé sous le signe de la tolérance, pour permettre notamment aux habitants de rejoindre une autre région, les nouvelles mesures de freinage de l’épidémie de Covid-19 qui étaient déjà en place dans 19 départements français, s'appliquent désormais dans toute la France.

On fait le point sur les nouvelles règles de vie.

Des déplacements limités

Les déplacements entre régions sont désormais interdits depuis ce mardi 6 avril sauf pour un motif impérieux.
Mais pour cela, il faudra être muni d'une attestation dérogatoire de déplacement en journée pour justifier votre déplacement en cas de contrôle des forces de l'ordre.

- Se déplacer dans un rayon de 10 km de son domicile : contrairement aux deux premiers confinements, il est possible de se déplacer dans un périmètre de 10 km autour de son domicile, en journée, sans attestation mais muni d'un justificatif de domicile sur vous.

- Au-delà des 30 km : les personnes devant circuler au-delà des 30 km le peuvent mais à la seule condition de répondre à l'un des motifs impérieux de l'attestation de déplacement dérogatoire (travail, formation, motif familial, garde d'enfants, rendez-médical, convocation judiciaire, etc.).

- Le couvre-feu entre 19 h et 6 h toujours en place : le couvre-feu se maintient, de 19 h à 6 h du matin. Là encore, les sorties sont interdites sauf pour motif impérieux.

C'est le retour de l'école à la maison

Comme l'a annoncé Emmanuel Macron, le 31 mars dernier, lors de son allocution télévisée, les crèches, les écoles, les collèges et les lycées sont fermées pendant au moins trois semaines.
La circulation du Covid-19 chez les jeunes devenait, en effet, particulièrement inquiétante.

A compter de ce mardi 6 avril et jusqu'à vendredi 9 avril, les cours se font à nouveau à la maison.
A compter de samedi 10 avril et jusqu'au dimanche 25 avril, tous les élèves des trois zones sont en congés pour quinze jours.

Tout comme au printemps 2020, lors du premier confinement, un dispositif d'accueil des enfants des personnels prioritaires est mis en place en lien avec l'Éducation nationale et les collectivités locales.

Les commerces non-essentiels ont baissé le rideau

Les commerces non-essentiels, ils sont 150 000, ont également baissé leurs rideaux à la mise en place de ce confinement. Ainsi, les centres commerciaux non-alimentaires de plus de 10 000 m², les instituts de beauté, les enseignes de prêt-à-porter, les bars et restaurants sont fermés pour quatre semaines.

Le chômage partiel, le fonds de solidarité et les reports ou exonérations de charges représentent désormais une dépense de 11 milliards d'euros par mois pour l’État.

Ce nouveau reconfinement marque le retour du click and collect c'est-à-dire que vous pouvez commander sur internet. Un rendez-vous vous sera alors donné avec un jour et un créneau horaire pour venir chercher votre commande sur place.

Les assistantes maternelles autorisées à travailler

Après de nombreux débats, les assistantes maternelles sont finalement autorisées à travailler durant les trois prochaines semaines.
Alors que les écoles sont fermées, ces derniers pourront accueillir des enfants, a indiqué le gouvernement vendredi.

"Il sera toutefois fait appel à la responsabilité des parents employeurs pour le recours à l'assistante maternelle en cas d'extrême nécessité", a indiqué Nathalie Dioré, secrétaire confédérale de la Confédération des syndicats d'assistants familiaux et assistants maternels.

Déposer son enfant chez un proche ou chez l'assistante maternelle

Alors que les crèches et les écoles sont fermées pour trois semaines, jusqu'au 26 avril, les motifs dérogatoires permettant des déplacements hors de son département incluent le fait d'"accompagner" ou d'"aller chercher un enfant chez un parent, un grand-parent ou un proche", a précisé le Premier ministre Jean Castex.

A lire aussi : Confinement : télétravail, chômage partiel, vacances forcées, notre expert en droit du travail vous répond

Passer des concours, c'est possible

Les concours de l'enseignement supérieur prévus au cours des quatre prochaines semaines "seront maintenus", a promis jeudi 1er avril le Premier ministre lorsqu'il a détaillé devant le Parlement les mesures annoncées par Emmanuel Macron la veille.
Les conditions d'examens seront "adaptées", a précisé Jean Castex. Ceux ne pouvant se tenir à distance seront tout de même "reportés autant que possible" sur "le mois de mai".

Faire du sport en extérieur

La pratique du sport en extérieur est autorisée dans un rayon de 10 km autour de son domicile et sans limite de temps.
Elle ne doit pas se faire de manière collective dans les lieux publics.

Les équipements sportifs de plein air comme les terrains de football, les courts de tennis extérieurs ou encore les pistes d'athlétisme peuvent ouvrir.

A lire aussi : Quels sont les sports qu'il est possible de pratiquer durant le troisième confinement national ?

Rentrer de l'étranger ou travailler à la frontière

Enfin, Emmanuel Macron s'est montré rassurant envers les Français qui sont actuellement à l'étranger. Dans son allocution du 31 mars, le président de la République, a affirmé qu'ils pourront rentrer en France "à tout moment".

Les travailleurs transfrontaliers bénéficient également d'un traitement de faveur.

Pas d'alcool sur la voie publique

À l’heure actuelle, la consommation d’alcool reste interdite sur la voie publique.
Les bars et restaurants ne peuvent plus vendre de boissons alcoolisées à emporter depuis dimanche 4 avril.

Se rassembler à plus de six sur la voie publique, c'est interdit

Les rassemblements de plus de six personnes en extérieur sont interdits depuis le 24 mars en France métropolitaine.

Plus de 90 000 policiers et gendarmes étaient mobilisés ce week-end de Pâques sur tout le territoire. Dans son allocution, Emmanuel Macron a prévenu que les contrôles seraient renforcés.

En intérieur, il est déconseillé de se réunir avec ses proches, sa famille, ou ses amis.

 


 

Vite ma dose de vaccin : en un clic, tous les rendez-vous disponibles dans votre département

Le site CovidTracker, développé par le fondateur Guillaume Rozier, propose un nouvel outil capable de détecter automatiquement en un clic les prochains rendez-vous de vaccination disponibles, par département.

"Vacciner, vacciner, vacciner", a martelé le président de la République Emmanuel Macron, pendant son allocution mercredi 31 mars consacrée à la situation de l’épidémie du Covid-19 en France.

Trouver les rendez-vous disponibles

Alors que les livraisons de doses de vaccin se font au compte-gouttes obligeant le gouvernement à se réadapter en permanence et qu'obtenir un rendez-vous pour se faire vacciner peut vite se transformer en véritable parcours du combattant, le site internet CovidTracker vient de lancer un nouvel outil.
Intitulé "Vite ma dose de vaccin !", il permet de trouver les rendez-vous disponibles dans son département pour se faire vacciner, à condition d'être éligible à la vaccination.

Une recherche par département

L'outil en question permet de balayer, par département, les créneaux de vaccination disponibles sur Doctolib, pour prendre rendez-vous rapidement.
Le service pourrait être étendu prochainement aux trois autres plateformes sélectionnées par le gouvernement pour accélérer la vaccination à savoir, KelDoc, Maiia et Clickdoc.

Comment ça marche ?

Concrètement, il suffit d'entrer le département de son choix pour voir s'afficher la date et le lieu du prochain rendez-vous disponible.
Mais, comme l'indique CovidTracker, le recueil des données s'appuie sur celles du ministère de la Santé et est mis à jour plusieurs fois par jour.

"Surtout, le site permet d’accéder aux pages de réservation des centres n’ayant plus de place détectée, notamment au cas où une place se libère entre deux réactualisations", explique Guillaume Rozier, sur BFMTV.

Une fois un créneau trouvé, "Vite ma dose !" redirige vers le site Doctolib pour finaliser la prise de rendez-vous.

Covidliste alerte si une dose de vaccin est disponible

Autre initiative à saluer en matière de vaccination : Covidliste, une application gratuite qui permet d'être alerté lorsqu'une dose de vaccin est disponible autour de chez soi.
Ce projet, bénévole, vient pallier l'épineux problème des doses de vaccin perdues.

"Lorsqu'un patient rate un rendez-vous, le flacon déjà ouvert doit être consommé rapidement. Covidliste permet de faciliter l'accès à une liste de volontaires pour des centres de vaccination", est-il ainsi expliqué sur le site.
Covidliste revendique plus de 27.565 volontaires inscrits pour bénéficier de ces doses.

12,7 % des Français ont reçu une dose

Au 31 mars, plus de 8,5 millions de Français avaient reçu une première dose de vaccin anti-Covid (Pfizer-BioNtech, Moderna ou AstraZeneca), soit 12,7 % de la population.

À la même date, ce sont 2,9 millions de citoyens qui avaient bénéficié de leurs deux injections.

Depuis le 26 décembre 2020, date à laquelle la campagne de vaccination contre le coronavirus a débuté en France, 12 millions de doses ont été réceptionnées.

Le nouveau calendrier vaccinal

Selon le chef de l’État, à partir du 16 avril, la vaccination contre le nouveau coronavirus sera élargie.

Depuis le 31 mars, les personnes de 70 ans peuvent être vaccinées.

À compter du 16 avril, ce sont les plus de 60 ans qui pourront à leur tour, être vaccinés.

Dès le 15 mai, les plus de 50 ans pourront se rendre dans les centres recevoir une dose de vaccin.

À partir de la mi-juin : Emmanuel Macron a déclaré que "tous les Français de plus de 18 ans qui le souhaitent pourront être vaccinés".

1 700 centres de vaccination

Actuellement, 1 700 centres de vaccination sont ouverts pour administrer les vaccins Pfizer et Moderna, a rappelé Emmanuel Macron lors de son intervention à la télévision.

L'Occitanie, 5e région la plus vaccinée

Avec 12,63 %, l'Occitanie est la cinquième région la plus vaccinée de France selon les données de CovidTracker et Santé publique France.

 


 

Écoles et crèches fermées, "confinement" partout en France et vaccination : les annonces d'Emmanuel Macron

Le Président de la République s'est adressé aux Français ce mercredi soir à 20 h. Il annonce un "freinage renforcé" sur le modèle des 19 départements dejà "confinés", une fermeture de trois à quatre semaines pour les écoles, collèges et lycées, de nouvelles dates d'accès aux vaccins.

Jusqu'à 10 000 lits de réanimation

Après un confinement dur puis un confinement adapté, nous avons opté pour freiner l’épidémie sans confiner, rappelle le Président Macron.
Ces dernières semaines nous sommes entrés dans une course de vitesse.
Le variant anglais a fait apparaître une épidémie dans l'épidémie. Il est plus contagieux, plus meurtrier. Il est devenu ultra-majoritaire.
La dynamique de l'épidémie appelle, selon le Président, des mesures complémentaires.

Il s’agit en priorité de permettre à tous les Français de recevoir des soins, d’augmenter le nombre de lits en réanimation.
Il sera possible de monter jusqu’à 10 000 lits grâce à la mobilisation de tous les soignants.
Tous les volontaires de la réserve sanitaire sont et seront mobilisés.

“Freinage renforcé” partout en France

À partir du samedi 3 avril et pour quatre semaines, l'exécutif élargit à toute la France (hors Outre-Mer) les mesures de “freinage renforcé” actuellement mises en place dans 19 départements.

- Les sorties sont limitées à 10 kilomètres autour de chez soi avec un justificatif de domicile. Au-delà, l’attestation dérogatoire est obligatoire.
- Le couvre-feu est maintenu à 19 h.
- Le télétravail est systématisé.
- Les commerces jugés non-essentiels sont fermés.
- Petite exception à la règle : les déplacements seront autorisés le week-end prochain pour les personnes voulant se confiner dans d’autres régions. Cela concerne aussi les départements qui sont déjà “confinés”.

Freiner la circulation du virus reste essentiel en évitant un trop grand nombre de contacts chez soi et en ne se ressemblant pas à l'extérieur.
Pour veiller au respect du couvre-feu et des gestes barrière, le Président annonce une mobilisation renforcée des forces de l’ordre.

Écoles fermées pour plusieurs semaines

"Nos enfants ont besoin d'apprendre. Oui, le virus circule dans nos établissements scolaires mais plus qu'ailleurs", insiste le Président.

Plusieurs décisions sont prises. Juste avant les vacances scolaires, du 6 au 10 avril, les établissements scolaires seront fermés et l’enseignement en distanciel sera la règle pour tous les élèves, de la petite section au lycée.
Une exception à cette fermeture des établissements scolaires sera toutefois permise aux enfants de soignants et aux personnels “prioritaires”, qui pourront être accueillis dans les écoles.

Du 11 au 25 avril, tout le monde sera en vacances. Il n'y a plus de zones suivant les régions.

L’enseignement en présentiel pourra reprendre dès le 26 avril, mais uniquement pour les enfants en maternelle et primaire.
Les crèches rouvriront aussi.
Quant aux collégiens et lycéens, ils reprendront d'abord une semaine en distanciel puis, à partir du 3 mai, en présentiel.

Pour les étudiants, la respiration de pouvoir venir une journée par semaine pour garder un contact physique pourra être poursuivie.

Accélérer la vaccination

Dans les semaines à venir, nous allons accélérer le nombre de doses reçues et produire des vaccins, affirme le Président.
Au total, 250 000 professionnels sont en capacité de vacciner.
L'ensemble des 75 ans qui n'ont pas été vaccinés seront appelés individuellement.

8,5 millions de Français ont reçu une première injection de vaccin dont 3,5 millions qui ont reçu les deux doses, selon Emmanuel Macron.

- Dès le 16 avril, toutes les personnes entre 60 et 70 ans pourront prendre rendez-vous pour se faire vacciner.

- À partir du 15 mai, les plus de 50 ans pourront également prendre rendez-vous.

- Courant juin, c’est toute la population qui y aura accès.

Rouvrir le pays

Avec la vaccination, l’objectif est de progressivement rouvrir le pays.
À partir de la mi-mai et en juin, certains lieux pourront rouvrir progressivement : les lieux de culture, les cafés, les restaurants et lieux de rencontre.

À l’été, l’ensemble des commerces et activités seront ouverts. "Je reviendrai vers vous avec un agenda plus précis", promet Emmanuel Macron.

 

 


 

Coronavirus et écoles fermées : comment bénéficier d'un arrêt de travail pour les parents d'élèves ?

Les classes seront désormais fermées pour deux ou trois semaines dès l'apparition d'un cas de Covid-19 au sein des effectifs.

Une situation compliquée pour les parents d'élèves qui continuent de travailler.
L'Assurance maladie a mis en place un dispositif permettant d'obtenir un arrêt de travail, mais sous certaines conditions d'éligibilité.

Depuis lundi 29 mars, les classes fermeront dans les écoles dès l’apparition d’un seul cas positif de Covid-19. Une décision prise dans l’urgence par le gouvernement qui peut facilement mettre les parents dans l’embarras. En effet, dès qu’un élève est atteint par le coronavirus, tous les enfants doivent être retirés de l’établissement et les cas contact doivent rester 17 jours à l’isolement.

Pour permettre aux parents de rester à la maison, un dispositif a été mis en place… sous certaines conditions, explique BFMTV.

Pas d'arrêt si le télétravail est possible

L’Assurance maladie assure ainsi qu’un dispositif d’indemnisation dérogatoire des arrêts de travail est prévu dans le cadre de la crise sanitaire.
Pour les salariés du privé, le chômage partiel peut être mis en place si le télétravail est impossible, si l’enfant a moins de 16 ans ou est en situation de handicap. L’Etat considère donc que le télétravail permet de garder ses enfants au domicile, une situation que de nombreux parents redoutent après l’expérience du premier confinement.

"Mon secteur a été très sollicité, j’étais en télétravail complet et je devais travailler douze à quatorze heures par jour", explique ainsi une mère de famille lyonnaise à Libération.

"Les salariés doivent fournir à leur employeur un justificatif attestant de la fermeture de l’établissement ou un document de l’Assurance maladie attestant que leur enfant est considéré comme cas contact à risque et fait l’objet d’une mesure d’isolement à ce titre", indique l’Assurance maladie.
Mais le dispositif ne concerne qu’un seul parent sur deux et une attestation doit être fournie pour justifier d’un seul arrêt de travail.

Le salarié percevra 84 % de son salaire net et l’employeur devra combler 15 % supplémentaires.

Les non-salariés aussi concernés

Les non-salariés, comme les indépendants ou les professions libérales, peuvent également prétendre au même dispositif, à condition une fois encore de prouver que le télétravail n’est pas possible.
Ils bénéficieront d’un arrêt de travail après avoir fourni une attestation confirmant la fermeture de l’établissement scolaire.
Les démarches sont à effectuer sur declare.ameli.fr ou déclare.msa.fr pour le régime agricole.

Concernant les fonctionnaires, "les agents titulaires de la fonction publique travaillant plus de 28 heures ne bénéficient pas du versement d’indemnités journalières", indique l’Assurance Maladie.

Ils pourront être placés "en autorisation spéciale d’absence (ASA)", hors télétravail.

Enfin, dans le cadre de stagiaires en formation professionnelle, les démarches sont à effectuer auprès de l’organisme de formation.
Les conditions d’attribution de l’arrêt de travail sont les mêmes que pour les salariés.

 


 

Coronavirus : "La dégradation est significative dans le département…", alerte le préfet de l'Hérault

Le préfet de l’Hérault tire la sonnette d’alarme. Les chiffres basculent dans le rouge.

Quelle est la situation sanitaire dans le département de l’Hérault ?

En huit jours, la dégradation est très significative. Tous les éléments statistiques nous alertent.

Concrètement, le nombre de personnes malades du Covid est de 3 000. Chiffre compilé jeudi soir. Si on prend le chiffre de jeudi dernier, nous étions à 2 300. Cela fait 700 personnes de plus en une semaine sur l’ensemble du département.

Si je prends un deuxième point de référence comme les hospitalisations, la semaine dernière nous tournions à 200 personnes. Ce jeudi, nous sommes montés à 280. On voit bien que cette augmentation est rapide.

Troisième donnée et c’est la plus inquiétante. Depuis quinze jours on voit que les personnes détectées positives augmentent.

Il y a deux semaines nous avions une moyenne de 300 personnes tous les jours. Nous ne baissions pas. Et là, d’un coup, on est passé à 700 avec presque 1 400 personnes cas contacts. La marche est vraiment visible.

Sur les réanimations, nous étions à 113, jeudi, alors que nous avions précédemment 60 comme chiffre haut. Et les cas sont plus longs, plus lourds et plus jeunes. Statistiquement, il se passe quelque chose.

Donc…

Je dis que nous avons notre destin en mains. Et qu’il faut retrouver les gestes barrières.

Prenez-vous des mesures de restriction ?

Non. Tout ce que nous pouvons faire, nous l’avons fait.
Maintenant, c’est surtout le comportement individuel qui doit être regardé. Je vois trop de gens qui se lâchent un peu. Il suffit de se balader à partir de 18 heures pour voir les groupes se former autour d’une bière, d’un apéro.

Il faut absolument que les gens aient un comportement plus "safe".
C’est un message d’alerte que j’adresse sans pour autant prendre des mesures administratives.

En revanche, si nous continuons comme ça, dans dix jours on y est !

Et là, nous prendrons des mesures plus lourdes. Ce serait vraiment dommage, parce que le département a réussi à passer toutes les phases délicates depuis trois ou quatre mois.

N’oublions pas que dans le département, on meurt du Covid. Depuis le début de la crise, nous avons enregistré 956 décès dus au virus.

 


 

Coronavirus : découvrez quel est le taux d’incidence à l’échelle de votre communauté de communes

Le site CovidTracker met à jour les données à l’échelle des communautés de communes au quotidien.
Découvrez quelle est la situation sanitaire dans votre territoire au lendemain du confinement de seize départements en France.

Le taux d’incidence, nombre de cas positifs pour 100 000 habitants recensés sur une semaine, est l’un des indicateurs clés scrutés par les épidémiologistes pour observer la propagation de l’épidémie de coronavirus.
Le site CovidTracker propose une carte, mise à jour quotidiennement, pour connaître ce taux à l’échelle des communautés de communes.
Un échelon territorial plus précis que le département ou la région utile aux habitants.

L’ensemble des intercommunalités de l’ex-Languedoc-Roussillon présentent des chiffres moyens : entre 50 et 500 au maximum de cas positifs recensés pour 100 000 habitants dans la semaine écoulée.
Un tableau moins critique que dans les 16 départements à nouveau confinés depuis samedi 20 mars qui oscillent 500 et 1 000 nouveaux cas positifs.
Rappelons que le seuil d’alerte est fixé à 50 cas.

Pour l'Hérault
 

La situation est très variable au sein des 17 intercommunalités héraultaises.
Avec un taux d’incidence moyen de 193 cas positifs sur 7 jours pour 100 000 habitants, le département est sous la moyenne nationale qui s’élève à 266.

Le taux est le plus fort (entre 250 et 500 cas positifs par semaine) dans cinq communautés de communes :
Pays de Lunel, Béziers-Méditerranée, les Avants-Monts, Sud-Hérault, du Minervois au Caroux.

Deux communautés de communes sont épargnées :
le taux est le plus faible (entre 50 et 150 cas) dans la Vallée de l’Hérault et Hérault-Méditerranée.

Pour connaître la situation sur votre communauté de communes, cliquez sur

ce lien pour être redirigé sur le site.

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Commerces, sorties : que va changer le passage du couvre-feu à 19 heures dès ce samedi 20 ?
 

Avec le passage à l’heure d’été le week-end du 27 et 28 mars, le gouvernement a annoncé un léger assouplissement du couvre-feu, faisant passer celui-ci de 18 à 19 heures dès ce samedi 20 mars.

Une heure de plus. C’est l’une des annonces de Jean Castex, lors de sa prise de parole de ce jeudi 18 mars, au cours de laquelle il a fait part de la décision de confiner sept jours sur sept seize départements en France.

À l’heure où près d’un Français sur trois est confiné, le couvre-feu lui, fait l’objet d’un léger allègement.

Il passe en effet à 19 heures dès ce samedi 20 mars. Une mesure, prise à l’approche du passage à l’heure d’été. C’est la justification en tout cas apportée par le gouvernement.

"Adapter le couvre-feu"

Lors d’un entretien avec les élus locaux mercredi 17 mars, la question du couvre-feu a en effet été abordée par le président de la République, rapporte LCI.
"Ce qui a été dit sur la soutenabilité du couvre-feu au moment du changement d’heure est très juste, en particulier dans les métropoles, je pense qu’il faut qu’on y réfléchisse pour l’adapter", a-t-il déclaré.

Commerces et déplacements

Voilà chose faite et ce sont les commerçants qui se réjouiront sans doute les premiers de cet allongement de la journée, puisque le couvre-feu retardé, c’est aussi un allongement possible de leurs horaires d’ouverture.

Concernant les sorties, elles pourront être aussi prolongées d’une heure.
Au-delà de 19 heures, pas de changement, il faudra être muni d’une attestation pour justifier son déplacement.

Le but du gouvernement est en effet de laisser un peu plus d’air aux Français, soumis à ce couvre-feu depuis le 16 janvier.

"Une vraie vigilance"

"Ce choix de moins restreindre les possibilités de sortir de chez soi doit cependant s’accompagner d’une vraie vigilance : il s’agit clairement de rendre possible le fait d’être à l’extérieur, mais pas d’aller chez des amis pour y faire la fête ou s’y retrouver en nombre, sans distance ni masque. On sait que ce sont d’abord dans ce type de circonstances que le virus prospère", a toutefois averti le Premier ministre lors de la conférence de presse.

 


 

Coronavirus : feu vert pour les autotests en France, on vous explique comment ça marche

Les autotests arrivent en France. La Haute autorité de santé a donné son feu vert en France ce mardi 16 mars. Comment fonctionne ce dépistage ?

Explications.

Ils sont déjà commercialisés au Portugal, en Allemagne et au Royaume-Uni.
La Haute autorité de santé (HAS) a donné son feu vert mardi aux autotests réalisables chez soi pour savoir si l’on est porteur du virus.

A partir de quel âge ?

Leur utilisation sera réservée aux personnes sans symptômes de plus de 15 ans, dans le cadre d’une utilisation restreinte à la sphère privée.
L’autotest "devra idéalement être réalisé le jour même ou à défaut la veille de la rencontre" avec des proches, rapporte Le Monde.

Le principe

Ils s’apparentent à des tests antigéniques avec un prélèvement à la surface du nez et non au fond naso-pharynx, ce qui sera donc moins désagréable.
"L’écouvillon devra être introduit uniquement sur trois à quatre centimètres", précise la Haute autorité de santé.

Une fois l’échantillon récupéré, il suffit de le déposer dans un tube fourni.
À la manière d’un test de grossesse, la dernière étape consiste à déposer ensuite deux gouttes sur une barrette qui dévoilera le résultat entre vingt et trente minutes.

L’efficacité

En France, un test antigénique doit avoir une sensibilité supérieure ou égale à 80 %. Selon la HAS, les " premières données rapportent des sensibilités cliniques de l’ordre de 80 à 95 % chez les patients symptomatiques et de l’ordre de 50 à 60 % chez les personnes asymptomatiques" pour les tests de diagnostic rapide (TDR) et les tests rapides d’orientation diagnostique (TROD), deux tests étudiés par la Haute autorité.

L’accessibilité

Les autotests seront en vente "dès cette semaine" en France, a annoncé le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon, dimanche 14 mars sur BFMTV. On les trouvera en pharmacie et peut-être en supermarchés, a-t-il laissé entendre.

Le feu vert de la HAS pourrait ouvrir la voie à une prise en charge à 100 % par la Sécurité sociale, selon France Info.

Dans le cas où les autotests ne seraient pas remboursés, ils devraient coûter moins de 10 € l’unité.

 


 

Nouveau protocole dans les Ehpad : "Les résidents vaccinés vont pouvoir retrouver une vie sociale"

Révélé par nos confrères du Parisien, le nouveau protocole sanitaire dans les maisons de retraite entre en vigueur aujourd’hui.

Après plusieurs semaines de travail, la ministre en charge de l’Autonomie Brigitte Bourguignon a dévoilé ce vendredi le nouveau protocole sanitaire en vigueur pour les Ehpad à nos confrères du Parisien.

Les visites des familles à nouveau autorisées

C’était une demande récurrente de la part des résidents partir, "à d’aujourd’hui, les résidents vaccinés vont pouvoir retrouver une vie sociale.
Même s’il y a toujours des règles, nos recommandations permettent de les assouplir.
Cela commence dès la porte de leur chambre, elle est, à nouveau, ouverte aux familles", a déclaré la ministre.

De plus, "les résidents, qui ont reçu les deux injections, pourront se rendre chez leurs proches, sans se faire tester avant, après et s’isoler sept jours dans leurs chambres".

Plus de parois en Plexiglas

Comme le relève Brigitte Bourguignon, les parois en Plexiglas "posent un problème surtout aux personnes avec des troubles cognitifs qui ont besoin de toucher, d’avoir un contact humain pour se repérer".

La ministre a donc tout simplement décidé de les supprimer : "Je demande qu’on les enlève".

Un bilan tous les 15 jours

Face aux critiques qui l’accusent d’opérer un assouplissement trop important, la ministre de l’Autonomie se défend :
"Il faut avoir en tête que ce protocole est une première phase d’assouplissement.
Tous les quinze jours, nous ferons un bilan, avec les fédérations et les acteurs, pour savoir s’il est perçu comme trop souple ou trop rigide.
Ces recommandations pourront être adaptées.
"

 


 

Coronavirus : quels sont les sept pays pour lesquels les conditions de voyage sont assouplies dès ce vendredi 12 mars ?

Sept pays en dehors de l’Union européenne vont bénéficier, à partir de ce vendredi 12 mars, d’un assouplissement des règles pour voyager vers et depuis la France.

C’est une mesure qui ne manquera pas de réjouir à la fois le secteur du transport aérien et les voyageurs.
La France a annoncé, jeudi 11 mars, l’assouplissement des voyages vers et en direction de sept pays hors Union européenne, en abolissant l’obligation d’un "motif impérieux" compte tenu de la circulation déjà très forte du variant britannique de la Covid-19.

Le motif impérieux aboli pour sept pays dont le Royaume-Uni

La France assouplit dès ce vendredi 12 mars, les conditions d’entrée et de sortie de son territoire pour certains pays situés hors de l’espace européen.
"Il ne sera plus nécessaire de justifier d’un motif impérieux pour les déplacements en provenance ou vers l’Australie, la Corée du Sud, Israël, le Japon, la Nouvelle-Zélande, le Royaume-Uni et Singapour, du fait de la diffusion très large du variant britannique en France et de la situation sanitaire spécifique de ces pays", précise un communiqué du Quai d’Orsay.

Le test PCR négatif toujours en vigueur

En revanche, les autres restrictions restent en vigueur, dont la présentation d’un test PCR négatif de moins de 72 heures avant le départ.
Néanmoins, comme le précise le communiqué du Quai d’Orsay, il reste "fortement conseillé de limiter au maximum les déplacements internationaux".

La liste des motifs impérieux élargie

Par ailleurs, la France a ajouté l’ensemble des relations familiales et de nouvelles situations particulières à la liste des motifs impérieux et personnels.
Sont désormais inclus les couples mariés et pacsés mais dont l’un des membres est établi à l’étranger, les mineurs scolarisés en France alors que le foyer familial est à l’étranger et les couples séparés avec enfants vivant l’un en France l’autre à l’étranger.

Enfin, les étudiants en situation de passer un concours sont aussi ajoutés à la liste ainsi que les retours vers la résidence principale lorsqu’elle est établie en France.

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Coronavirus : le vaccin Johnson & Johnson validé par l'Agence européenne des médicaments

Ne nécessitant qu'une seule injection, le vaccin de Johnson & Johnson est le quatrième autorisé par l'agence européenne des médicaments ce jeudi 11 mars.

L'Agence européenne des médicaments (EMA) a donné jeudi 11 mars son feu vert à l'utilisation du vaccin contre le Covid-19 de Janssen, filiale de Johnson & Johnson (J&J).

Ce vaccin, qui ne nécessite qu'une seule dose, est le quatrième approuvé par l'EMA et la Commission européenne a annoncé juste après qu'elle donnerait sous peu son autorisation à son utilisation dans l'UE.

Comment fonctionne-t-il ?

Contrairement aux vaccins Pfizer/BioNTech et Moderna qui fonctionne à partir de l'ARN Messager, Johnson & Johnson est un vaccin à "vecteur viral". Les chercheurs utilisent un adénovirus auquel est ajouté un fragment de covid-19.
Une fois vaccinée, la personne déclenche une réponse immunitaire.

Le vaccin du laboratoire américain a déjà été autorisé aux Etats-Unis, au Canada et à Bahreïn. Il est en cours d'examen en Afrique du Sud.

Premier vaccin en une seule dose

En France, la Haute Autorité de Santé (HAS) doit en principe rendre son avis sur ce vaccin en fin de semaine.

"Avec ce dernier avis positif, les autorités à travers l'Union européenne auront une option supplémentaire pour lutter contre la pandémie et protéger la vie et la santé de leurs citoyens", a souligné la directrice de l'EMA, Emer Cooke.

"C'est le premier vaccin qui peut être utilisé en une seule dose", a-t-elle souligné.
La campagne vaccinale dans l'Union européenne a pris du retard par rapport à certains pays en raison notamment des difficultés d'approvisionnement de doses auprès des laboratoires.

"Moment historique"

Le directeur scientifique de J&J, Paul Stoffels, a estimé que le feu vert de l'EMA constituait "un moment historique" pour le groupe américain et le reste du monde alors que la pandémie a fait à ce stade plus de 2,7 millions de morts.

Le vaccin développé par la filiale du groupe américain permettra d'accroître les stocks mondiaux après les problèmes de production rencontrés par les laboratoires dont les vaccins ont déjà été homologués.

Premières expéditions dès le mois prochain

Dans le cadre du contrat passé avec l'Union européenne, J&J s'est engagé à livrer au moins 200 millions de doses au bloc cette année, dont 55 millions au deuxième trimestre, les premières expéditions étant attendues dès le mois prochain.

Le groupe pharmaceutique américain a cependant récemment informé l'Union européenne que des difficultés d'approvisionnement pourraient l'empêcher de tenir cet engagement, a déclaré mercredi à Reuters un responsable européen.

Le vaccin anti-Covid de J&J présente une efficacité de 67 % deux semaines après son injection, selon les résultats d'une étude portant sur 44 000 personnes.

 


 

Coronavirus : l’UE va proposer un passeport vaccinal en vue de la saison estivale

La Commission européenne va présenter ce projet aux États membres.

La Commission européenne présentera en mars une proposition visant à créer un passeport vaccinal numérique commun à tous les pays membres de l’UE, qui pourrait ainsi permettre aux citoyens européens de voyager plus librement pendant les vacances d’été.

La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a fait état lundi de ce projet dans un discours prononcé devant les parlementaires allemands conservateurs, et a ensuite fourni davantage de détails sur Twitter.

Le "digital green pass" fournirait la preuve qu’une personne a été vaccinée, les résultats des tests pour les personnes qui n’ont pas encore été vaccinées et des informations sur la guérison des personnes ayant contracté le coronavirus.

Ce passeport numérique vert "devrait faciliter la vie des Européens. L’objectif est de leur permettre progressivement de se déplacer en toute sécurité dans l’Union européenne ou à l’étranger – pour le travail ou le tourisme", a ainsi écrit Ursula von der Leyen dans un tweet.
Elle a ainsi accédé à une demande émise par les chefs d’État et de gouvernement européen lors de leur réunion par visioconférence du 25 février dernier.

Profiter de l'été

Les dirigeants de l’UE avaient d’ailleurs décidé de continuer de travailler sur des certificats de vaccination, les pays du Sud, comme l’Espagne et la Grèce, espérant pouvoir ainsi profiter pleinement de la période des vacances d’été.
Et les 27 pays membres de l’UE se sont mis d’accord en janvier sur les données que contiendra le passeport vaccinal.
Toutefois, certains pays avaient déclaré qu’il faudrait d’abord s’assurer que les personnes vaccinées ne peuvent pas transmettre le virus à d’autres personnes.

La Commission a précisé qu’elle s’efforcerait toutefois d’éviter toute discrimination à l’encontre des citoyens qui n’ont pas reçu de vaccin.
Un porte-parole de la Commission a déclaré que cette dernière chercherait à assurer la coordination des normes de sécurité et la communication entre les différents systèmes de santé nationaux.

Des accords déjà conclus

La Grèce, très en pointe pour l’introduction de ce passeport vaccinal dans l’UE, a déjà conclu un accord avec Israël pour autoriser les citoyens immunisés à voyager entre ces deux pays.
Une réflexion pour une mesure similaire est également déjà engagée entre la Grèce, toujours, et le Royaume-Uni, où la campagne de vaccination est très avancée, a révélé Le Monde.
Selon qui Chypre s’est aussi entendu avec Israël, alors que des pourparlers seraient en cours entre Malte et Tel-Aviv.

 


 

Coronavirus : quel vaccin, pour qui, où et comment...

On vous aide à y voir plus clair

Plusieurs vaccins sont aujourd'hui disponibles en France contre le coronavirus.
Quel vaccin, pour quel public ? Où se faire vacciner, combien de doses faut-il recevoir ?
Alors que la campagne de vaccination s'accélère, on essaie d'y voir plus clair.

Actuellement en France, trois vaccins sont proposés contre le coronavirus.
Le Moderna, le Pfizer-BioNtech et l'AstraZeneca.
Passage en revue des vaccins disponibles, pour rappeler à qui ils s'adressent, comment le recevoir, où le recevoir...

Pfizer-BioNtech et Moderna

Pfizer est le premier vaccin à avoir été administré.
Le 27 décembre 2020, Mauricette était la première à avoir reçu une dose du vaccin Pfizer contre le coronavirus, destiné dans un premier temps aux résidants des Ehpad.

Depuis le 18 janvier, seules les personnes de plus de 75 ans et celles qui présentent des pathologies à hauts risques peuvent se faire vacciner.
Une stratégie que permet à cette population d'être largement vaccinée.

"Près de 80 % des résidents d’Ehpad ont été vaccinés. Plus du quart des personnes de plus de 75 ans a été vacciné."
"D'ici fin mars, les deux tiers de la population de plus de 75 ans seront vaccinés", a notamment énuméré Jean Castex lors de sa conférence de presse du 25 février.

Pour qui : l'ensemble des personnes de plus de 75 ans ainsi qu'aux personnes à risque quel que soit leur âge.

Où : dans les centres de vaccination.

Comment : deux doses espacées de 21 à 28 jours.

AstraZeneca : un public désormais élargi

Le vaccin AstraZeneca, jusqu'alors réservé aux moins personnes âgées de 50 à 64 ans atteints de comorbidités, la haute autorité de santé a validé son utilisation chez les plus de 65 ans, a annoncé Olivier Véran dans le journal de 20 h de ce lundi 1er mars.

Jusqu'à aujourd'hui, ces derniers en étaient privés faute de données suffisantes sur son efficacité pour les plus âgés.
Ce vaccin était réservé aux professionnels de santé, y compris les moins de 50 ans, et aux 2 millions de personnes âgées de 50 à 64 ans atteintes d'une comorbidité.

Quels sont les critères de comorbidité ?

La Haute autorité de santé retient plusieurs formes de comorbidité.
La liste ci-dessous est datée de fin novembre 2020. La HAS estime que ces recommandations peuvent évoluer.

Obésité (IMC >30) en particulier chez les plus jeunes,
BPCO et insuffisance respiratoire,
hypertension artérielle compliquée,
insuffisance cardiaque,
diabète de types 1 et 2,
insuffisance rénale chronique,
cancers récents de moins de trois ans,
transplantation d’organe solide ou de cellules souches hématopoïétiques,
trisomie 21.

Pour qui : les personnes à risque de 50 à 74 ans.

Où : chez son médecin traitant et prochainement en pharmacie. Également sur son lieu de travail, à l'initiative du salarié qui répond aux critères d'âge et qui présente des comorbidités.

Comment : en prenant rendez-vous auprès de son médecin traitant, ou auprès de la médecine du travail, à condition que des doses du vaccin soient disponibles.
L'administration des deux doses doit être espacée de 9 à 12 semaines, suivant les recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS).

Johnson & Johnson, bientôt un 4e vaccin ?

Après son autorisation ce week-end aux Etats-Unis, le vaccin Johnson & Johnson devrait à son tour être approuvé en Europe début mars.
Contrairement aux vaccins Pfizer/BioNTech et Moderna qui fonctionne à partir de l'ARN Messager, Johnson & Johnson est un vaccin à "vecteur viral".
Ce nouveau vaccin, autorisé ce week-end aux Etats-Unis, présente de multiples avantages par rapport aux autres.

Explications.

Après son autorisation ce week-end aux Etats-Unis, le vaccin Johnson & Johnson devrait à son tour être approuvé en Europe début mars.
La ministre déléguée à l'Industrie Agnès Pannier-Runacher a déclaré ce dimanche 28 février sur France 3 qu'il pourrait être distribué dès la fin du mois ou début avril.
Il serait ainsi le quatrième vaccin à rejoindre l'arsenal déjà utilisé avec Pfizer/BioNTech, Moderna et Astra Zeneca en France.

Contrairement aux vaccins Pfizer/BioNTech et Moderna qui fonctionne à partir de l'ARN Messager, Johnson & Johnson est un vaccin à "vecteur viral".
Les chercheurs utilisent un adénovirus auquel est ajouté un fragment de covid-19. Une fois vaccinée, la personne déclenche une réponse immunitaire.

Une dose unique

Le vaccin Johnson & Johnson s'administre en une seule dose. La prescription pourrait évoluer après la publication des résultats de l'étude menée actuellement avec deux doses.
Le vaccin s'est révélé efficace à 66 % pour prévenir les formes modérées à graves de COVID-19 quatre semaines après l'inoculation, et à 100 % pour prévenir les hospitalisations et les décès dus au virus.
Ce taux est inférieur aux vaccins à ARN Messager de Pfizer (95 %) ou Moderna (92 %).
Selon Johnson & Johnson, le vaccin ne provoque par ailleurs pas en l'état d'effets indésirables importants.
Certains patients ont fait état de maux de tête légers, de douleurs dans le bras et de fatigue.

Un prix plus bas

Le groupe devrait vendre son vaccin à prix coûtant c’est-à-dire 6,93 €. Le vaccin de Moderna s'élève à 15 € la dose, celui de Pfizer/BioNTech à 15,50 € et AstraZeneca à 2 €.

Conservation au frigo

Autre avantage du vaccin Johnson & Johnson : il se conserve au frigo entre 2° et 8°. Cela simplifie les questions de logistique par rapport au vaccin Pfizer/BioNTech qui doit être conservé à - 80°.
Plus de problème de stockage chez les médecins ou les pharmaciens ni de problème de transport.

Fabriqué en France

Le vaccin sera en partie fabriqué en France. Sanofi s'est engagé à produire le vaccin Pfizer-BioNTech sur son site de Marcy-l'Etoile près de Lyon, à partir du 3e trimestre, à un rythme de 12 millions de doses par mois.
Le laboratoire va également produire 125 millions de doses du vaccin à ARN messager mis au point par Pfizer-BioNTech dès cet été dans son usine de Francfort.

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Hypertension, fièvre, malaises ou paralysie faciale : quels sont les effets indésirables de chaque vaccin ?

Dans un rapport publié vendredi 26 février, l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) fait le point sur les effets secondaires observés pour les vaccins AstraZeneca, Pfizer/BioNTech et Moderna, quelques semaines après le début de la campagne de vaccination contre le coronavirus en France.

L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a dévoilé ce vendredi 26 février son rapport complet sur les effets secondaires observés depuis le début de la campagne de vaccination contre le Covid-19 en France.
Ce document, qui compile et analyse les observations des centres de pharmacovigilance répartis sur tout le territoire, permet une cartographie précise des effets secondaires, vaccin par vaccin.

Le vaccin AstraZeneca

Sous haute surveillance après des signalements par le personnel médical, le vaccin AstraZeneca a été responsable de 971 cas d'effets indésirables entre le 6 et le 18 février - date de fin de l'étude - selon l'ANSM. 93 % de ces cas correspondent à des syndromes grippaux qui surviennent en majorité dans les 24 h qui suivent la première injection.
Quatre cas jugés graves ont été répertoriés, parmi lesquels un décès, un accident vasculaire cérébral et des pertes de goût.

Le vaccin Pfizer/BioNTech

Il est aujourd'hui le vaccin le plus injecté en France.
Le médicament mis au point par les laboratoires Pfizer et BioNTech a été signalé 5 3312 fois pour des effets indésirables entre le 27 décembre et le 18 février.
169 personnes qui ont reçu le vaccin sont depuis décédées, sans qu'aucun lien avéré n'ait été établi avec l'injection.

Là aussi, les syndromes grippaux sont pointés du doigt, principalement après la deuxième dose. Fièvre, frissons, myalgie... mais aussi des symptômes plus graves comme de l'hypertension artérielle accompagnée de malaises et de maux de tête, repérés 75 fois durant l'étude.
56 cas de trouble du rythme cardiaque ont aussi été recensés, tout comme 10 cas de paralysie faciale.

Le vaccin Moderna

Enfin le vaccin Moderna a été mis en cause dans 148 cas depuis le 22 janvier, dont 9 % de cas graves précise La Dépêche.
Un décès a été signalé. Au total, 129 510 personnes ont reçu au moins une injection de ce vaccin.
La plupart des effets secondaires se sont résumés à des affections de la peau, des affections musculosquelettiques et gastriques.
Parfois, le système nerveux a aussi été impacté.

 


 

Covid-19 : savez-vous où en est votre département ?

Comparez les chiffres en ex-Languedoc-Roussillon

Le site CovidTracker suit l'évolution de l'épidémie de Covid-19 en France et dans le monde.
Où en est-on en ex-Languedoc-Roussillon ?

Sur son site internet, Guillaume Rozier, un jeune prodige ingénieur informatique de 24 ans, compile tous les chiffres de l'épidémie de Covid-19.
Un travail de fourmi, très précis et très lisible avec des graphiques, qui a fait de CovidTracker LE site internet de référence dans les cellules de crise des hôpitaux et jusqu'au sommet de l'Etat.

Accessible à tous, le site recense 700 000 visiteurs uniques par mois en moyenne, selon le journal Le Monde, qui a fait le portrait du jeune prodige.

La situation en France

En un coup d'œil, la situation de la France est décrite sur la page d'accueiL Ce mercredi 17 février, le taux d'incidence (le nombre de cas positif pour 100 000 habitants) est à 188 : élevé et stable, commente Guillaume Rozier. Le taux de positivité des tests est à 5,8% : modéré et stable. Le taux de reproduction c'est-à-dire le nombre de personnes contaminées par un malade est passé en dessous de 1. Il est de 0,96% : modéré et stable. Quant à la tension hospitalière, elle atteint 64,8% : modéré et stable. La moyenne sur une semaine des cas positifs journaliers est de 18 006, en baisse de 10% par rapport à la semaine dernière.

Les chiffres en ex-Languedoc-Roussillon

En ex-Languedoc-Roussillon, le taux d'incidence dans l'Hérault est de 163. Le taux de positivité est à 4,8%. La tension hospitalière à 48%.

Dans le Gard, le taux d'incidence est de 210. Le taux de positivité à 6,4%. La tension hospitalière à 82%.

Dans l'Aude, le taux d'incidence est de 166. Le taux de positivité à 4,6%. La tension hospitalière à 94%.

Dans les Pyrénées-Orientales, le taux d'incidence est de 103. Le taux de positivité à 3,9%. La tension hospitalière à 74%.

En Lozère, le taux d'incidence est de 187. Le taux de positivité à 7%. La tension hospitalière à 67

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Covid long : que faut-il attendre de la proposition présentée à l'Assemblée ce mercredi ?

Va-t-on vers une reconnaissance du Covid long ? Probablement.

Un texte visant à reconnaître cette "maladie dans la maladie" est présenté ce mercredi 17 février à l'Assemblée nationale.

Pour rappel, le Covid long définit l'ensemble des symptômes sur le long terme engendrés par le coronavirus.

Des symptômes multiples

Fatigue chronique, maux de tête insupportables, problèmes respiratoires, malaises, les symptômes sont multiples et perdurent pendant plusieurs mois après la contamination.

Cette forme de la maladie qui peut survenir à tout âge n'est pas encore totalement comprise par les scientifiques.

Les prédispositions à contracter une forme de Covid long sont pour l'heure inconnues.

En France, l'association "ApresJ20" milite pour la reconnaissance de la maladie.
Un texte est justement présenté à l'Assemblée nationale aujourd'hui dans ce sens.

Cette proposition de résolution invite le gouvernement à une reconnaissance plus générale de cette affection de longue durée.

Porté par Julien Borowczyk, député de Loire et la députée de l'Hérault Patricia Mirallès, le texte doit permettre à terme une meilleure prise en charge des complications.

Mieux diagnostiquer la maladie

Patricia Mirallès souffre justement de cette forme longue de la maladie. "J'ai des brûlures au niveau des mains jusqu'aux épaules, c'est mon quotidien depuis un an", explique-t-elle à France Bleu.
Pour la députée LREM de l'Hérault, cette proposition doit permettre de poser "un cadre" pour ne laisser "personne sur la route".
Elle souhaite que la recherche se penche davantage sur ces symptômes pour mieux diagnostiquer le Covid long.

Une pathologie qui nécessite d’être mieux décrite

La députée alerte également sur les conséquences financières engendrées par la maladie, certaines personnes ne pouvant plus travailler. "Il faut qu'on retravaille sur la maladie professionnelle", estime-t-elle.

Selon Patricia Mirallès, entre "10 et 30 %" des personnes hospitalisées en raison d'une contamination au coronavirus souffriraient d'un Covid long.

Selon 20 Minutes, l'OMS a organisé un séminaire virtuel sur le thème du Covid long ce mardi 16 février.
"C’est une pathologie qui nécessite d’être mieux décrite", explique Janet Diaz chargée du Covid-19 à l'OMS.

 


 

Une start-up française met au point un masque capable de "tuer" le coronavirus

La société BioSerenity, fabricant de masques pour Santé publique France, a annoncé mardi avoir mis au point un masque présenté comme le premier à la fois "filtrant et décontaminant" face au Covid-19, en utilisant une couche textile "tueuse" de virus.

"TUER LE VIRUS"

Ce masque, certifié CE pour sa version FFP et en attente de cette certification le 22 février pour sa version chirurgicale, "a la capacité de bloquer et tuer les virus" aérosolisés, a affirmé lors d'une conférence de presse le directeur général de BioSerenity, Marc Frouin.


De quoi selon lui faire la différence avec d'autres modèles développés de masques virucides, "beaucoup d'annonces de choses qui nous semblent superficielles au niveau des critères".

DISPONIBLE À LA COMMANDE

Disponible à la commande dès mardi pour sa version FFP et le 22 février pour sa version chirurgicale, ce dispositif médical, à usage unique et préconisé pour un port de 4H, a été développé en partenariat avec des chercheurs de l'université et du CHU de Lille, de l'Inserm et du CNRS.

Il intègre dans ses quatre couches une couche filtrante rendue bactéricide et virucide par un "principe physique et un principe chimique de blocage" via l'utilisation de deux molécules, la cyclodextrine et l'ammoniac quaternaire, a expliqué Gaetan Gerber, du pole R&D de BioSerenity.

EFFICACE SUR LES VARIANTS

Les études menées ont montré une réduction du virus de 99,9% en moins de 5 minutes, et de 99,96% en moins de 2 heures, selon le professeur de la faculté de Pharmacie de Lille et chercheur à l'Inserm, Nicolas Blanchemain.

Ce dispositif "fonctionnera sur les variants", a-t-il assuré.

ENTRE 0,44 ET 1,49 EURO L'UNITÉ

"Made in France" et fabriqués dans une usine à Troyes, ces masques "Cidaltex®" représentent aussi un déchet à risque réduit de contamination virale, leurs propriétés permettant "de les décontaminer" eux-mêmes, selon leurs concepteurs.

Avec une actuelle capacité de production d'un million de masques, BioSerenity affiche des tarifs de 1,49 euros pour le masque FPP et de 0,44 euro pour la version chirurgicale pour la vente au public, qui doit intervenir progressivement après une distribution prioritaire aux soignants.

Jeune entreprise innovante créée en 2014 pour "accompagner la médecine connectée", BioSerenity compte désormais 650 collaborateurs et un chiffre d'affaires de plus de 65 M€ en 2020.

 


 

Ventes, profit, exclusivité, compétitivité... Ce que représentent vraiment les vaccins anti Covid-19 pour les laboratoires

Les vaccins contre la Covid-19 représentent-ils la nouvelle poule aux œufs d'or pour les laboratoires ?

Le marché des vaccins face au Covid-19 s'annonce-t-il mirifique pour les producteurs de ces précieuses doses, objets de toutes les convoitises ?
Voici le point sur ce que la pandémie de Covid-19 signifie pour le secteur pharmaceutique.

DES MILLIARDS DE DOLLARS DE RECETTES

Pfizer l'a déjà annoncé: pour la seule année 2021, les ventes de son vaccin anti-Covid, développé en partenariat avec la société allemande BioNTech, atteindront environ 15 milliards de dollars.
Et cela sans compter d'éventuels contrats supplémentaires.

En tout, tous laboratoires confondus, "ce marché pourrait représenter 30 à 40 milliards de dollars cette année. Un changement de prisme colossal", souligne à l'AFP Loïc Chabanier, du cabinet de conseil EY.

Cela représente en effet plus que tous les autres vaccins - par exemple pédiatriques - en année normale. Ne serait-ce que pour l'Union Européenne, les sommes sont impressionnantes, si l'on en croit les prix dévoilés lors d'une bourde sur twitter en décembre par la secrétaire d'Etat belge au Budget, Eva De Bleeker.
Sur l'hypothèse de 18 dollars par dose, Moderna, qui a signé un contrat portant sur jusqu'à 160 millions de doses, pourrait par exemple engranger 3 milliards de dollars.

POUR QUELLE PROFITABILITÉ ?

Difficile toutefois, selon les spécialistes, de déterminer exactement les profits qui seront faits par les laboratoires. Car entre le vaccin d'AstraZeneca (1,78 euro l'unité) et celui de Moderna, les prix varient fortement, tout comme les technologies utilisées et les stratégies.
AstraZeneca a notamment expliqué vouloir vendre son vaccin à prix coûtant, durant le temps de la pandémie en tout cas.

"Il y a une inconnue sur la profitabilité", juge Jean-Jacques Le Fur, analyste spécialiste de l'industrie pharmaceutique pour Bryan, Garnier & Co.
Il s'agit parfois de nouvelles technologies, d'expansion industrielle, de partenariats entre acteurs, souligne-t-il : "Le coût de revient industriel final devient un peu plus complexe à déterminer".

La pandémie a en tout cas bouleversé le modèle économique traditionnel, estime Loïc Chabanier.
"Dans l'industrie, très souvent le vaccin est peu rentable financièrement au départ, c'est dans la durée que le modèle économique s'installait. Or, ici le modèle est rentable dès le début", dit-il, tant la demande est immense.

Pfizer a d'ailleurs indiqué s'attendre à dégager sur ce produit une marge avant impôt d'environ 25% à 30%.

Attention cependant à ne pas tirer à boulet rouge sur les laboratoires, préviennent des spécialistes, qui font valoir les risques pris par ces acteurs.

"Pfizer a investi près de 2 milliards de dollars dans la recherche, ils vont se rembourser assez vite", commente Christelle Cottenceau, directrice de projet au cabinet Alcimed.
"Mais il ont commencé à investir sans savoir ce qu'ils allaient trouver. Beaucoup de candidats vaccins s'arrêtent en ce moment,  et ces sociétés ne rentreront jamais dans leurs frais en ce qui concerne l'investissement effectué pour ces recherches", explique-t-elle.

LES PREMIERS, SEULS GAGNANTS ?

Les premiers arrivés sont bien placés pour récolter des commandes gigantesques. Mais cela ne signifie pas pour autant qu'il n'y aura pas de place pour les suivants.
Qu'arrivera-t-il en effet si les variants nécessitent de se faire vacciner chaque année ? Que le Covid devient aussi régulier que la grippe ?

"Compte tenu de l'ampleur, de l'impact mondial et des contraintes logistiques, il y a encore de la place pour un certain nombre d'acteurs", estime Loïc Chabanier.

"Ceux qui arrivent après ont une logistique plus facile à mettre en oeuvre", juge également Jean-Jacques Le Fur.

Selon une estimation récente de GlobalData, les ventes de vaccin Pfizer/BioNTech pourraient même décliner de près de 80% l'an prochain en raison de la compétition d'autres vaccins.
C'est, selon Christelle Cottenceau, une bonne nouvelle: "Il semble qu'il y a beaucoup de produits qui fonctionnent. Cela maintient un niveau de concurrence", dit-elle.

UNE NOUVELLE DONNE DANS LES VACCINS ?

Le Covid-19 pourrait en tout cas, selon les spécialistes, rebattre les cartes dans le secteur très fermé du vaccin.
Car cette industrie est traditionnellement partagée par quatre mastodontes qui concentrent à eux seuls 90% du marché en valeur, selon EvaluatePharma : les Américains Pfizer et Merck, le Britannique GSK et le Français Sanofi.

Or l'arrivée de vaccins à ARN messager - la technologie innovante utilisée par Moderna et Pfizer - "changera probablement une partie de la donne", selon M. Chabanier.
"On se rend compte que les résultats de cette technologie sont assez exceptionnels en terme d'efficacité, de capacité à évoluer, d'effets secondaires qui semblent très faibles", détaille-t-il.
Et les nouveaux acteurs pourraient se tailler une part du gâteau dans les futurs vaccins. "On peut même penser à une combinaison de vaccin grippe/Covid", anticipe Jean-Jacques Le Fur. Avec à la clef une place à prendre pour ces biotechs qui auront tant fait parler d'elles, voire pour de nouveaux acteurs, chinois ou russes.

 


 

Coronavirus : un spray nasal capable d'éliminer 99 % du Covid-19 bientôt disponible dans les pharmacies

Cocorico !

Un spray nasal anti-Covid est sur le point de débarquer dans nos pharmacies, fabriqué par le groupe français Pharma & Beauty.
Les premières études publiées indiquent qu'il permettrait d'éliminer près de 99 % du virus.

Trente secondes ! C'est le temps qu'il faudra à ce nouveau spray nasal anti-Covid pour éliminer 99 % de la charge virale.
Si les Français ont pour l'instant raté le défi du vaccin, c'est bien un groupe hexagonal qui, cette fois, est derrière ce traitement prometteur.

Il aura fallu un an à Pharma and Beauty pour parvenir à ce résultat.
Le groupe pharmaceutique précise sur sa page Linkedin que le spray "permet d’éviter la dissémination virale, de déloger par action mécanique les agents infectieux dans les fosses nasales et faciliter leur évacuation, et de réduire localement la charge virale".
Il doit être commercialisé dès le 1er mars.

Deuxième vague de tests au Japon

Pour ce qui est de sa composition, le spray contient 40 % d'eau ionisée et 60 % d'eau purifiée.
Les résultats des études par l'IHU de Marseille et le Professeur Bernard La Scola tendent à valider l'efficacité de ce traitement.
Le Japon, où l'eau ionisée est fréquemment utilisée au Japon pour soigner des brûlures et d'autres maladies de la peau mène actuellement une deuxième vague de tests.

Selon les trois études qui valident l'efficacité de ce spray, mentionnées par La Dépêche, "deux pulvérisations dans chaque narine, quatre à six fois par jour, sont nécessaires pour empêcher la propagation du Covid-19".

Se moucher pour extraire le mucus possiblement infecté

Attention à ne pas se fourvoyer, ce spray doit être appréhendé comme un geste barrière supplémentaire, il ne s'agit en aucun cas d'un "nouveau traitement curatif" contre le coronavirus.

En ce sens, il doit être utilisé de manière préventive, après avoir pris un "risque" épidémique en croisant du monde ou en restant enfermé dans un lieu clos avec plusieurs personnes.
Il faut ensuite se moucher pour extraire le mucus possiblement infecté.

La production de ce spray devrait démarrer dès la semaine prochaine dans l'usine du groupe basée à Montélimar, avant d'être étendue aux cinq usines du groupe, selon nos confrères de Ouest France.
L'objectif est de produire 1 à 3 millions d'unités d'ici le mois de mars, puis d'atteindre un rythme de croisière de 13 à 15 millions d'unités par mois à partir d'avril.

 


 

Obtenir une rendez-vous vaccinal, c'est galère : le délégué héraultais de l’ARS nous explique

Alexandre Pascal est directeur de la délégation départementale de l’Hérault de l’ARS (Agence régionale de la santé). Il explique la gestion des rendez-vous de vaccination.

Pourquoi une telle attente pour obtenir un rendez-vous de vaccination ? Que se passe-t-il ?


Ce qui se passe relève de la bonne nouvelle. Cela montre qu’il y a un vrai engouement chez les plus de 75 ans, ce qui est plutôt de bonne augure pour la suite.
On peut espérer voir le bout du tunnel grâce à ça.

Les créneaux sont ouverts en fonction de l’arrivée des vaccins et ils arrivent moins vite que la demande, progressivement.
Dans l’Hérault, il y a 24 centres, c’est beaucoup. Ils sont ouverts depuis le 18 janvier, certains un peu avant.
On a tout de suite vu un engouement. Dès qu’on avait des perspectives, on ajustait finement.

Dans toute la région Occitanie, on va ouvrir des créneaux pour les semaines du 15 et du 22 février, plusieurs milliers pour des primo-injections.
Et il y aura à nouveau des créneaux pour une première injection début mars, dès que nous aurons les garanties de livraison.
Toutes les personnes qui souhaitent être vaccinées le seront à terme.

Mais on reçoit les livraisons au fil de l’eau, on est très dépendant d’elles.
Il y a des petites tensions, ça a ralenti quelques jours avec des conséquences sur la capacité à ouvrir des créneaux.

Les perspectives, dans les semaines à venir, sont-elles meilleures ?

Dans l’Hérault, on a uniquement le Pfizer. Dans quelques semaines, on devrait avoir le Moderna. L’AstraZeneca sera réservé aux moins de 65 ans.
Progressivement, il y a une perspective d’élargissement, de baisse des tensions dans les semaines et les mois qui viennent.
Les gens ne s’en rendent pas compte mais par rapport au schéma prévu initialement, on est allé plus vite.

Normalement, janvier était réservé aux Ehpad et aux unités de soins longue durée (USLD), le gouvernement a décidé d’élargir aux professionnels de santé et aux plus de 75 ans.
On a accéléré le calendrier. Mais il y a un décalage entre l’offre et la demande.
Ce sera beaucoup plus fluide dans quelques semaines, avec une offre plus importante.
Car le sujet, c’est la fourniture des doses par les laboratoires. Ils produisent et livrent en temps réel. C’est un processus continu.

Dans l’Hérault, est-ce plus compliqué que dans les autres départements ?

Je n’ai pas le sentiment que la situation soit plus compliquée qu’ailleurs.
On a fait le choix de mettre en place beaucoup de centres pour bien mailler le territoire. On propose des réponses partout, cela entraîne aussi moins de doses partout.
Dans l’Hérault, la population âgée est un peu plus importante mais c’est pris en compte dans les dotations.
On est supposé avoir un nombre de doses proportionnel aux besoins du public à vacciner.

Qui gère cette répartition justement ?

Santé Publique France, le ministère de la Santé. Il y a des livraisons toutes les semaines, directes ou aux Ehpad et USLD. On a un socle qu’on peut engager et on affine.
Dans certains départements, il y a eu du surbooking, nous ce n’est pas le cas, on honore les rendez-vous pris et on garantit la 2e dose dans les bons délais.
Mais les gens ne comprennent pas car la Sécurité sociale leur demande de se faire vacciner et ils ne le peuvent pas pour le moment…
Il n’y a pas de dysfonctionnement, on met à disposition les doses au fur et à mesure qu’elles arrivent.

"Rester prudent"

"L’épidémie est toujours là. On est au début du processus de vaccination.
Il faut encore rester très prudent et ne pas baisser la garde sur les gestes barrières.
Dans l’Hérault, on est sur un plateau haut, entre 160 et 175 nouveaux cas chaque semaine pour 100 000 habitants, c’est trois fois plus que le seuil d’alerte.
La vigilance doit être maintenue tant que la couverture maximale n’est pas atteinte."

 


 

FFP2, chirurgicaux, tissu : comment s'y retrouver dans la forêt des masques ?

Alors que le nouveau protocole sanitaire à l'école oblige élèves et enseignants à porter des masques de "catégorie 1" dès ce lundi, L'Express fait le point sur les différents masques en circulation.

A compter de ce lundi, le nouveau protocole sanitaire dans les établissements scolaires oblige élèves et enseignants à porter un masque de catégorie 1.
En France, contrairement à d'autres pays, des normes de filtration ont été définies pour les masques en tissu industriels.
Ceux dits "de catégorie 1" filtrent 90% des particules, contre 70% pour la catégorie 2.

Les nouveaux variants ont poussé le Haut conseil de la santé publique (HCSP) à recommander d'éviter les masques de catégorie 2, jugés pas assez filtrants, et les masques artisanaux, sur lesquels il n'existe aucun contrôle.

Ces masques textiles, souvent lavables et réutilisables, sont encadrés très formellement par les autorités sanitaires. Ils sont reconnaissables notamment par un logo dédié, indiquant le nombre de lavages possibles et rappelant le taux de filtration.
Destinés au grand public, ils se distinguent des masques chirurgicaux et du masque FFP2, plus protecteur encore.
L'objectif de ce nouveau protocole est de limiter les risques de contaminations au sein des établissements scolaires, alors que le variant britannique, plus contagieux, se propage dans le pays.
Voici ce qu'il faut savoir sur les différents masques de catégorie 1.

FFP2 : le bouclier

Ce sont les masques les plus filtrants, puisqu'ils bloquent 94% des aérosols, les particules les plus fines (autour de 0,6 micromètre).
Vous pouvez donc les utiliser dès ce lundi à l'école.
Théoriquement réservés aux soignants, ils ont pour but de protéger la personne qui les porte, lors de situations particulièrement à risques.
Pour cela, ils épousent la forme du visage et ne baillent pas, contrairement aux autres masques.
FFP2 est l'appellation européenne, mais des équivalents existent ailleurs (comme les N95 sur le continent américain).

Face à l'émergence de variants plus contagieux du coronavirus, l'Autriche et la Bavière ont décidé d'imposer le FFP2 dans les commerces et les transports.
Une décision qui ne fait toutefois pas l'unanimité. "Les rendre obligatoires peut poser de nombreux problèmes", indique KK Cheng, directeur de l'Institut de recherche appliquée en santé de Birmingham et grand partisan du port du masque en population générale.
Certains spécialistes font valoir que ces masques quasi-hermétiques sont plus contraignants à porter car il faut faire davantage d'efforts pour respirer.

Autre obstacle : ils coûtent plus cher.

"Ça n'est pas supportable pour la population générale de porter des masques à 1 euro pièce que toute la famille doit changer régulièrement", déclare à l'AFP le Dr Michaël Rochoy, cofondateur du collectif français Stop-Postillons, qui a insisté très tôt sur l'utilité des masques contre le Covid-19.
Le Dr Rochoy souligne aussi l'importance d'une protection homogène: "On peut carrément aller jusqu'à porter des scaphandres mais si à midi on se retrouve tous à manger à la même table, en cantine scolaire ou en restaurant d'entreprise, ça ne sert à rien."

Masques chirurgicaux : le passe-partout

Egalement issus du milieu médical, ces masques en matière plastique (le polypropylène) dont également partie des masques de catégorie 1.
Tout le monde ou presque sait désormais qu'on les porte face blanche sur le visage et bleue vers l'extérieur.

Contrairement aux FFP2, le masque chirurgical n'a pas pour objectif premier de protéger son porteur, mais d'empêcher qu'il contamine son entourage.
Si tout le monde en met, il peut donc apporter une protection collective.
Le masque chirurgical bloque au moins 95% des particules de 3 micromètres.
Comme le FFP2, il est conseillé de ne pas le porter plus de quatre heures.

Masques en tissu : l'alternative

Après avoir longtemps assuré que le masque était inutile pour la population générale, les autorités sanitaires mondiales ont fait volte-face fin mars 2020, s'alignant sur une pratique bien ancrée en Asie.
Sur fond de pénurie de masques médicaux, les masques en tissu, industriels ou faits maison, se sont alors généralisés.
Faisant partie de la catégorie 2, ils ne sont donc pas autorisés à l'école.

L'Allemagne, elle, vient d'imposer les masques médicaux (chirurgicaux ou FFP2) dans les commerces et les transports.
"Si tout le monde porte correctement un masque artisanal, la protection apportée reste très appréciable", objecte le Pr Cheng, en citant une étude parue mercredi dans la revue scientifique Proceedings of the Royal Society A.

Réalisée par des chercheurs de Cambridge, elle conclut que des aérosols chargés de virus peuvent parcourir 2 mètres en quelques secondes et que "la distanciation physique sans ventilation n'est pas suffisante pour protéger pendant de longues durées d'exposition".
"Le risque d'infection est réduit de 60% par un masque artisanal basique", assure le Pr Cheng.

Comment porter un masque ?

Il doit couvrir le nez et la bouche, en englobant le menton. Il faut se laver les mains avant de le mettre, et l'appliquer en le tenant par les brides ou les élastiques.
Une fois mis sur le visage, il ne faut pas le toucher, sous peine de devoir se relaver les mains à chaque fois.

Deux masques valent-ils mieux qu'un ?

Le président américain Joe Biden a marqué les esprits en se montrant en public avec deux masques superposés.
"Porter deux masques rend très certainement le blocage des transmissions plus efficace", juge le Pr Cheng.
"Mais on devrait avant tout se focaliser sur les gens qui ne portent aucun masque du tout, ou ne le mettent pas correctement", nuance-t-il.

Forcément jetables ?

Les masques en tissu sont réutilisables et peuvent être lavés un certain nombre de fois (en général dix).
En revanche, les masques médicaux sont à usage unique: "Jetez le masque immédiatement", affirme l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).
Mais certains spécialistes estiment qu'ils peuvent eux aussi être lavés, afin de limiter les dépenses des familles et la pollution plastique.

Le groupe français de défense des consommateurs UFC-Que Choisir avait procédé à des tests en novembre, en lavant à 60 degrés, séchant puis repassant trois masques chirurgicaux filtrant 95% des particules de 3 micromètres.
Après 10 traitements, les trois modèles gardaient des capacités de filtration d'au moins 90%, autant que les meilleurs masques en tissu.
D'autres préconisent de placer le masque chirurgical usagé dans une enveloppe en papier pendant sept jours, le temps que le virus meure.

"Je recommanderais de réutiliser le masque après sept jours, et cela 5 à 10 fois pour la population générale", avait déclaré cet automne à l'AFP Peter Tsai, chercheur qui a contribué à mettre au point les masques N95.

 


 

Soignants, moins de 65 ans : qui pourra recevoir le vaccin d'AstraZeneca à partir de ce samedi

Le vaccin d'AstraZeneca contre le Covid-19 commencera à être administré à partir de samedi 6 février en France, a annoncé jeudi Jean Castex.

Il sera réservé à une certaine partie de la population.

De son côté, la Haute Autorité de santé recommande d'administrer ce vaccin en priorité au personnel soignant et aux personnes de 50 à 65 ans.

Ce nouveau vaccin disponible va permettre d'accélérer la campagne de vaccination et d'atteindre l'objectif de 4 millions de personnes ayant reçu au moins une première injection d'ici fin février, a précisé le Premier ministre au cours d'une conférence de presse.

Combien de personnes pourront se faire vacciner ?

La France "espère 10 millions de doses dans les trois mois qui viennent", soit de quoi vacciner 5 millions de personnes, a indiqué Dominique Le Guludec,présidente de la Haute autorité de santé, qui a donné mardi 2 février son feu vert pour le vaccin d'AstraZeneca.

D'abord les établissements de santé

"La première livraison de vaccins AstraZeneca, dès la fin de cette semaine, sera affectée aux établissements de santé pour protéger les professionnels de santé, hospitaliers et de ville, (...) et la vaccination (...) devrait commencer dès ce samedi", a également déclaré Jean Castex lors de sa conférence de presse.

Ainsi tous les soignants pourront prétendre dès ce week-end à la vaccination avec le produit développé par AstraZeneca.

Par ailleurs, l'administration de la deuxième dose doit intervenir entre neuf et douze semaines après la première, a déclaré la Haute Autorité de santé, qui estime que les pharmaciens et les sages-femmes devraient pouvoir vacciner.

Pas conseillé pour les plus de 65 ans

"Ce vaccin présente une performance tout à fait satisfaisante, entre 62 et 70% d'efficacité selon les études", a déclaré la présidente de la HAS, Dominique Le Guludec, lors d'une conférence de presse mardi 2 février.

"Il manque des données pour les patients de plus de 65 ans", a-t-elle expliqué, ajoutant que ces données étaient attendues dans les semaines qui viennent.
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..Centres commerciaux : quelles sont les douze galeries en ex-Languedoc-Roussillon qui ont baissé le rideau

Les fermetures pour les centres commerciaux de plus de 20 000 mètres carrés sont durement ressenties.

On fait le point dans l'ex-région Languedoc-Roussillon.

Certains ont longtemps cru pouvoir y échapper. Car il y a eu un flou, comme souvent après les annonces gouvernementales en matière de fermetures de commerces liées à la pandémie.

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Rideaux tirés, moral en berne pour douze galeries en régionRideaux tirés, moral en berne pour douze galeries en région

Cette fois, dans un souci sans doute de préserver les petits commerces de proximité et de centre-ville, l’exécutif a tapé exclusivement sur les galeries des grands centres commerciaux, accusés d’être des nids à Covid.

Comment est calculé la surface ?

Dans la plupart de ces grands ensembles adossés à des hypermarchés, la seule surface des boutiques est souvent inférieure à la limite des 20 000 m2.
Mais le calcul retenu prend en compte la surface des hypers et même de leurs réserves.

Dès lors, plus grand monde n’avait de chance d’échapper au couperet.
Au total, ce sont près de 50 000 entreprises qui sont mises à l’arrêt en France contre 200 000 en novembre dernier.

Près de 8 000 salariés au chômage en région

Dans l’ex-Languedoc-Roussillon, ce sont près de 900 boutiques qui ont tiré le rideau et entre 7 000 et 8 000 salariés qui se retrouvent au chômage.

"Il faut ajouter à cela une hausse probable du chômage partiel parmi le personnel des hypermarchés qui restent ouverts mais vont encaisser une baisse d’activité", glisse un membre de l’association des commerçants d’Auchan Béziers.

Il espère "que ce sera pour la bonne cause, pour être tranquille cet été", mais ne comprend pas que "tout le monde ne soit pas logé à la même enseigne dans un même secteur d’activité, d’autant que Béziers a peu de cas de Covid en réanimation".

Franck Prudhomme, patron de la marque catalane de vêtements Noho, a confié son amertume à nos confrères de L’Indépendant après la fermeture forcée d’un de ses quatre magasins. Il fustige des "technocrates parisiens qui prennent des décisions à la volée sans en mesurer les conséquences alors qu’on maîtrise les flux et les gestes barrière depuis le début."

Le Polygone de Béziers, le seul à contester la fermeture

Des décisions à la carte et localement adaptables seraient mieux passées.
Mais Le Polygone de Béziers est le seul centre commercial à contester la fermeture, du fait de son architecture à ciel ouvert. Sa direction a saisi le tribunal administratif via un référé qui devrait être examiné rapidement.
Une démarche qu’Odysseum Montpellier n’a pas voulu engager.

Les jauges revues

Les hypermarchés vont par ailleurs revoir leurs jauges à la baisse : pas plus d’un client pour 10 m2.
Les files risquent de s’allonger le week-end prochain, malgré la fermeture des galeries marchandes.

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Quels sont les commerces "essentiels" qui resteront ouverts dans les centres commerciaux ?

À compter de ce dimanche 31 janvier, les centres commerciaux non alimentaires et les galeries marchandes de plus de 20.000 m2 sont fermés pour "au moins trois semaines".

Cette nouvelle mesure ne s'accompagne pas d'exceptions avec des commerces essentiels et non essentiels.

Sont simplement autorisés à rester ouverts dans les galeries marchandes: les pharmacies et les commerces alimentaires (boulangeries, cavistes, primeurs, chocolatiers, etc.)

Les opticiens, les tabacs, les boutiques de mode, les coiffeurs, etc. devront eux fermer leurs portes.

 


 

Coronavirus : voici la liste officielle des centres commerciaux qui ferment dans l'Hérault

En raison des nouvelles mesures de restriction sanitaire concernant les établissements de plus de 20 000 m2 recevant du public, voici la liste officielle des centres commerciaux qui baissent le rideau dans l'Hérault.

Le Premier ministre Jean Castex a annoncé de nouvelles mesures de restriction sanitaire pour tenter de ralentir la propagation du coronavirus. Si l’ouverture des commerces reste la ligne de conduite, en revanche les commerces de grandes superficies générant des brassages de population importants, et présentant ainsi un risque de circulation accrue du virus, devront fermer.

De nouvelles restrictions sanitaires

À compter de ce dimanche 31 janvier, les commerces non alimentaires de plus de 20 000 m2* de surface commerciale utile et les commerces non alimentaires des centres commerciaux et galeries marchandes d’une surface commerciale utile supérieure à 20 000 m2.

Cinq établissements concernés dans l'Hérault

Dans l'Hérault, cinq établissements sont concernés par une fermeture.
La préfecture régionale en a dévoilé la liste via un communiqué de presse :

Montpellier

Le centre commercial Odysseum est fermé en totalité. Seuls les commerces alimentaires et les pharmacies restent ouverts.
Le centre commercial Polygone est fermé. Seuls les commerces alimentaires et les pharmacies restent ouverts.

Béziers

Le centre commercial Polygone est fermé en totalité. Seuls les commerces alimentaires et les pharmacies restent ouverts.
La galerie marchande d'Auchan Béziers ferme. Seuls les commerces alimentaires et les pharmacies restent ouverts.

Lattes

La galerie marchande de Carrefour à Lattes baisse le rideau (sauf alimentation et pharmacies)

Pas de click & collect mais livraison autorisée

Les commerces fermés n’auront pas la possibilité de faire de click & collect ou de retrait de commande. En revanche, la livraison de leurs produits restera possible.

Quelles jauges ?

Autre mesure importante en vigueur dès dimanche 31 janvier, un renforcement des jauges pour les commerces avec une personne pour 10 m2 de surface de vente pour les établissements de plus de 400 m2. Les autres commerces conservent une jauge à une personne pour 8 m2.

Comment sont calculés les 20 000 m² ?

Ils se calculent en additionnant l’ensemble des surfaces des commerces, alimentaires ou non.
Les zones commerciales, parcs d’activité et villages de marques où la circulation du public entre les commerces intervient en extérieur ne sont pas concernés et peuvent rester ouverts.
En revanche, les bâtiments de plus de 20 000 m2 cumulés reliés par des allées closes et couvertes de ces zones doivent fermer.

 


 

Le gouvernement a apporté ce samedi plusieurs précisions sur les commerces contraints à fermer face à l'épidémie de coronavirus ainsi que sur la jauge renforcée qui s'appliquera dans ceux qui restent ouverts.

"Près de 400 centres commerciaux ou magasins sont concernés", a annoncé le ministère de l'Economie dans un communiqué faisant suite à une réunion avec les représentants du secteur.

​"Cette fermeture interviendra au plus tard ce samedi soir à minuit", a précisé le ministère

Le Premier ministre, Jean Castex, avait annoncé la veille que "les centres commerciaux non alimentaires d'une surface de plus de 20.000 mètres carrés" seraient contraints à fermer à partir de dimanche pour éviter une recrudescence de l'épidémie de Covid-19.

​Mais plusieurs questions demeuraient. Par exemple, est-ce que les magasins de grande taille mais appartenant à une enseigne unique, comme la chaîne d'ameublement Ikea, seraient concernés?

La réponse est oui: tous "les commerces non alimentaires de plus de 20.000 mètres carrés de surface commerciale utile" seront concernés par la fermeture, selon Bercy.

LES ZONES COMMERCIALES EN PLEIN AIR PEUVENT RESTER OUVERTES​

Dans les centres commerciaux stricto sensu, les enseignes alimentaires pourront rester ouvertes, de même que les pharmacies, mais leur surface sera quand même prise en compte pour déterminer le seuil fatidique de fermeture: "Les 20.000 mètres carrés se calculent en additionnant l’ensemble des surfaces des commerces, alimentaires ou non", explique Bercy.

"Les zones commerciales, parcs d'activité et villages de marques où la circulation du public entre les commerces intervient en extérieur ne sont pas concernés et peuvent rester ouverts.

En revanche, les bâtiments de plus de 20.000 m2 cumulés reliés par des allées closes et couvertes de ces zones doivent fermer", détaille encore le communiqué.

Le gouvernement a par ailleurs confirmé que le nombre maximum de clients serait encore abaissé dans les commerces, sauf pour les plus petits d'entre eux.​

S'ils font plus de 400 mètres carrés, ils ne pourront plus accueillir qu'un client pour 10 mètres carrés. En dessous, le seuil demeure à huit mètres carrés.

"Une multiplication des contrôles aura lieu dès ce week-end", a averti le ministère.

Les commerces fermés disposeront de plusieurs aides, dont un accès au fond de solidarité publique mis en place pour soutenir les entreprises en difficulté, un recours possible au chômage partiel pris en charge intégralement par l'Etat, ainsi que l'annulation des charges patronales.

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Des mesures pour essayer de ne pas remettre la France sous cloche

Après deux jours de consultation et plusieurs jours de spéculations, entretenues par le gouvernement qui aura décliné des scénarios allant jusqu’à un confinement "très serré", jugeant "peu probable" le maintien du seul couvre-feu, celui-ci a finalement été renforcé par d’une série de mesures.

1 - Les frontières bouclées hors UE

" Toute entrée et toute sortie de notre territoire à destination ou en provenance d’un pays extérieur à l’UE sera interdite sauf pour motif impérieux […] à partir de dimanche minuit. Toute entrée (depuis un pays de l’UE, NDLR) sera conditionnée à un test PCR négatif ", sauf pour les travailleurs transfrontaliers, a annoncé Jean Castex. "Si la situation sanitaire reste mieux maîtrisée en France que chez beaucoup de nos voisins, elle est préoccupante", a-t-il expliqué. Les déplacements en provenance et en direction des territoires ultramarins seront également soumis à un motif impérieux.

2 - Des grands centres commerciaux fermés

Les centres commerciaux non alimentaires dont la surface est supérieure à 20000
m2 seront fermés à partir de ce dimanche.
"Dès lundi, les jauges seront renforcées dans les grandes surfaces", a ajouté le Premier ministre.

3 - Des contrôles renforcés

"Les policiers et gendarmes seront mobilisés pour contrôler le non-respect du couvre-feu, fêtes clandestines et les ouvertures illégales de restaurateurs. Les contrôles seront renforcés, a également annoncé le Premier ministre. Les dérives de quelques-uns ne sauraient ruiner les efforts de tous."

"Une consigne de particulière fermeté sera appliquée aux fraudeurs", a-t-il ajouté.

4 - Le recours au télétravail accentué

Jean Castex a prévenu vendredi soir que le "télétravail devrait être renforcé" dans toutes les entreprises où cela est possible en France afin d’endiguer l’épidémie.

"Une consultation sera conduite lundi avec les partenaires sociaux pour en définir les modalités", a-t-il précisé.

5 - Le tester-protéger amplifié

La stratégie tester-alerter-protéger sera "amplifiée", dès la semaine prochaine, a promis Jean Castex, évoquant les gestes barrières, le port du masque, le test et l’isolement "dès le moindre doute ". "Nous avons fait ensemble nos meilleurs efforts pour accélérer la vaccination", a-t-il assuré.

1 447 155 injections ont été réalisées depuis le début de la campagne de vaccination il y a un mois, selon Le Figaro.

2,5 millions de personnes seront vaccinées fin février a annoncé, jeudi soir, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal.

Loin des 4 millions qui avaient été prévus par le ministre des Solidarités et de la Santé, Olivier Véran.

 


 

En Occitanie, 42 cas de variants du Covid-19 confirmés et trois départements touchés

Dès le signalement de cas suspects, des opérations de contact-tracing sont menées mais la région Occitanie n'échappe pas aux variants du virus Covid-19.

Parmi l’ensemble des signalements expertisés ces dernières semaines, 42 cas liés à un variant du virus Covid-19 ont été confirmés par séquençage génétique en Occitanie.

Ces cas confirmés se répartissent de la manière suivante.

En Haute-Garonne : 35 cas liés au variant du virus Covid-19 identifié en Grande-Bretagne et 2 cas liés au variant Sud Africain.
Dans l’Hérault : 4 cas liés au variant de Grande-Bretagne.
En Aveyron : 1 cas lié au variant de Grande-Bretagne.

En Occitanie, un réseau de séquençage en place

Comme on le sait déjà, ces variants sont plus contagieux que le virus Covid-19 qui sévit dans notre pays depuis un an. Ils circulent désormais en France comme dans le monde entier.

Parmi les moyens de diagnostic, toutes les plates-formes de séquençage génétique sont mobilisées en France.
En Occitanie, un réseau de séquençage est d’ores et déjà en place, coordonné par les CHU de Toulouse et de Montpellier. Ce réseau va se renforcer grâce aux expertises et capacités de laboratoires non hospitaliers avec par exemple les soutiens de l’Ecole Vétérinaire de Toulouse, le laboratoire GenoToul et Aveyron Labo.

Des nouveaux kits diagnostic PCR multiplex

Par ailleurs, de nouveaux kits diagnostic PCR multiplex, permettant un diagnostic plus rapide, sont également déployés depuis quelques jours pour détecter directement les variants chez des personnes positives au Covid.

Dès le signalement de cas suspects, des opérations de contact-tracing sont menées de façon étroite par les équipes de l’Assurance Maladie, de l’ARS Occitanie et de Santé Publique France.
L’objectif de ces interventions est d’isoler rapidement les personnes concernées, d’identifier et de dépister au plus vite tous les cas contacts potentiels dans l’entourage de ces personnes.

Accompagnement à domicile

Pour les personnes isolées chez elles, un accompagnement à domicile est désormais proposé via la visite
d’infirmiers, chargés de vérifier que les conditions sanitaires et sociales soient réunies pour leur permettre de respecter les conditions d’isolement.
Ces derniers jours, plus de 600 visites de ce type ont ainsi été réalisées en Occitanie.

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Le Covid a frappé à l’école mais la situation est sous contrôle

Dès la réouverture de l’école au mois de mai dernier, après le premier confinement, un protocole sanitaire des plus restrictif a été mis en place.

"Suite aux dernières annonces gouvernementales, nous avons mis en place les nouvelles mesures applicables à l’organisation de la restauration scolaire et de la récréation à la pause méridienne.
Vos enfants mangent à la table avec leurs camarades de classe, ils ne sont donc pas à la même table que les élèves des autres classes. Il est de même pour la récréation, entre 12 h et 14 h.
En plus de ces nouvelles mesures diffusées, nous mettons en place un plan de table.
Votre enfant déjeunera toujours à côté des mêmes camarades. Ainsi, dans le cas de suspicion de cas contacts, nous disposerons d’informations plus précises
", indique Jean-Pierre Thomas, directeur général des services de la mairie.

En ce qui concerne les maternelles, les enfants déjeunent déjà dans une salle de restauration séparée des autres niveaux.

Suite à l’apparition de cas positifs en classe de CP, des mesures complémentaires ont été prises immédiatement.
Depuis ce lundi 25 janvier, cette classe prend le repas dans un bâtiment séparé, d’une part, et les élèves présents aux horaires de garderie (matin et soir) sont accueillis dans une salle séparée des autres niveaux afin d’exclure tout contact avec les autres classes.

Pour information, les deux agents qui ont été en contact avec ces enfants ont été testés et ont été placés en arrêt de travail. Les tests se sont révélés négatifs, vendredi.

"Pour la garderie, nous avons débloqué un budget supplémentaire pour faire l’acquisition de jeux et d’accessoires d’activités à utiliser de manière individuelle (une partie du matériel a déjà été reçue), afin que ce temps leur soit plus agréable, et dans le but de limiter davantage les situations de promiscuité entre enfants", précise encore Jean-Pierre Thomas.

Tous les parents qui le peuvent sont invités à garder chez eux leurs enfants aux horaires des temps périscolaires (garderie et cantine), la diminution du nombre d’élèves renforce naturellement les conditions sanitaires.

"Soyez assurés que le personnel d’accueil est mobilisé afin de permettre à vos enfants de passer des moments agréables pendant les temps périscolaires, tout en étant vigilant sur le respect des mesures de sécurité sanitaire. Vous serez naturellement tenus informés de l’évolution de la situation sanitaire à l’école", indique la directrice, Stéphanie Cladel.

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Coronavirus : les personnes allergiques peuvent-elles recevoir le vaccin anti-Covid ?

Comme souvent lorsqu'il s'agit de vaccination, les interrogations sont de mise.
C'est d'autant plus vrai que les deux vaccins anti-Covid actuellement autorisés en France contiennent des formulations inédites.

Tour d'horizon des questions soulevées par le vaccin, chez les personnes allergiques.

Les nouveaux vaccins contre le coronavirus soulèvent beaucoup de questions chez les personnes allergiques. La Fédération française d'allergologie tente d'y répondre.

Il y a les convaincus et les réticents. Ceux qui espèrent être vaccinés le plus rapidement possible contre la Covid-19, et foire aux questions (FAQ) sur son site Internet.

Une vingtaine de questions

"Je souffre d’une allergie respiratoire, cutanée, alimentaire et/ou médicamenteuse : puis-je me faire vacciner ?" ;
"J’ai déjà fait une réaction sévère à un vaccin, puis-je me faire vacciner ?" ;
"Qu’est-ce que le polyéthylène glycol et le polysorbate ?" ;
"Le vaccin comporte-il de l’œuf, de l’aluminium ou du cuivre ?"…
Voilà quelques-unes des questions abordées dans cette FAQ, une vingtaine au total.

Si vous avez déjà fait une réaction sévère

La Fédération française d’allergologie entend avant tout rassurer : "Seules les personnes ayant déjà fait une réaction sévère après un vaccin ou un traitement injectable devront consulter un allergologue au préalable et/ou le signaler à leur médecin traitant".

Les personnes présentant des allergies médicamenteuses, alimentaires ou respiratoires (aux pollens ou aux acariens, par exemple), même dans leurs formes sévères, peuvent être vaccinées.

Polyéthylène glycol et polysorbate

Quid du polyéthylène glycol, que l’on retrouve dans les vaccins à ARNm Moderna, et du polysorbate, présent dans la formule d’AstraZeneca (dont l’autorisation de mise sur le marché dans l’Union européenne est encore à l’étude) ?

Ils "servent à fluidifier certains médicaments", précise la FFAL. "Ils sont couramment utilisés dans différentes familles de produits cosmétiques et comme excipient dans plusieurs médicaments injectables".
Les vaccins anti-Covid sont donc contre-indiqués uniquement en cas d’allergie connue à l’un ou l’autre de ces composants.

Comment savoir si vous êtes concernés ?

Vous êtes très probablement concerné si vous réagissez immédiatement après avoir reçu un médicament en contenant, ou après la première injection du vaccin anti-Covid.

En général, les réactions allergiques sont localisées autour du site d’injection, "et plus rarement par une urticaire, un œdème du visage et/ou des gênes respiratoires".

La Fédération française d’allergologie précise : "A ce jour en France (mardi 19 janvier, ndlr), on dénombre quatre cas de réactions allergiques sérieuses sur près de 500 000 personnes vaccinées, et aucun décès lié à une allergie".

 


 

Coronavirus : la liste officielle des 24 centres de vaccination dans l'Hérault

24 communes ont été retenues dans le département pour abriter un centre de vaccination, afin de lancer l'opération pour les 75 ans et plus, dès lundi.

À l"occasion d'un point presse ce mercredi soir, le préfet de l'Hérault Jacques Witkowski et le directeur de l'Agence régionale de santé d'Occitanie, Pierre Ricordeau, ont annoncé les communes du département choisies pour accueillir un centre de vaccination contre le Covid-19.

Une liste établie après une série de consultations avec les maires, qui a duré jusqu'en début de soirée.

Les réservations débutent ce jeudi, les vaccinations lundi 18

Ce n'est en effet qu'autour de 20 heures, ce mercredi soir, que le préfet a confirmé qu'il y aura vingt-quatre centres dans l'Hérault.
C'est un centre pour 55 000 habitants, deux fois mieux que la préconisation nationale.
Vingt d'entre eux seront permanents, les quatre autres fonctionneront selon les besoins.

Les centres seront opérationnels à compter de lundi 18 janvier pour les 75 ans et plus, soit 120 000 personnes dans le département.

Les réservations seront possibles à compter de ce jeudi, à un numéro de téléphone qui n'a pas encore été communiqué cependant, alors que la situation sanitaire n'est pas bonne.

Le taux d'incidence de 300 pour 100 000 dans l'ouest de l'Hérault

À l’occasion de ce point presse, l'Agence régionale de santé a communiqué les derniers indicateurs pour l'Hérault.
Ils décrivent une situation considérée comme préoccupante par les autorités sanitaires.
Le taux d'incidence, mardi dans l'Hérault, était de 180 pour 100 000, en progression de 180 % en une semaine. Il dépasse même 300 pour 100 000 dans certaines zones de l'ouest du département.
Selon l'ARS, nous sommes "sur un plateau élevé", avec 163 personnes hospitalisées, dont une trentaine en réanimation.
Depuis février, 712 Héraultais ont perdu la vie du fait du Covid-19.

La liste

Ganges : clinique Saint-Louis
Saint-Martin-de-Londres : salle des Rencontres
Saint-Clément-de-Rivière : clinique du Pic-Saint-Loup
Lunel : hôpital
La Grande-Motte : centre culturel (non permanent)
Vailhauquès : service départemental d'incendie et de secours
Saint-Jean-de-Védas : clinique Saint-Jean
Sète : centre de vaccination, route de Cayenne
Pézenas : hôpital
Agde : hôpital Saint-Loup
Béziers : salle Zinga Zanga
Cessenon : maison de santé (non permanent)
Olonzac
: centre de secours des pompiers (non permanent)
Saint-Pons-de-Thomières : centre de secours des pompiers
Clermont-l'Hérault : centre hospitalier
Lodève : maison de santé publique du Lodévois
Gignac
: lieu à arrêter
Castelnau-le-Lez : clinique du Parc

Montpellier
CHU
Maison médicale de garde de la rue des Tourterelles
Centre Bouisson-Bertrand
Clinique du Millénaire
Centre municipal de vaccination, 2 place Paul-Bec

 


 

Covid-19 : jour J pour l'arrivée des premières doses du vaccin Moderna, quelle différence avec le vaccin Pfizer ?

Plus de 50 000 doses du vaccin Moderna contre le Covid-19, qui vient d'être autorisé en Europe, seront livrées lundi pour être acheminées dans le Grand Est, en Auvergne-Rhône-Alpes et en Paca afin d'être utilisées dans la semaine, a annoncé dimanche 10 janvier le ministère de la Santé.

L'autorisation de ce 2e vaccin, après celui de BioNTech/Pfizer, "ouvre la voie à une première livraison de doses dès ce lundi, pour un volume de 5 160 flacons contenant chacun 10 doses de vaccin, qui s'ajoute aux livraisons hebdomadaires du vaccin Pfizer", a précisé le ministère dans un communiqué.

Doses envoyées là où le virus circule le plus

Ces doses, a souligné le ministre Olivier Véran sur Europe 1, seront "dispatchées" d'ici à mercredi dans les zones où le virus circule le plus, c'est-à-dire à Mulhouse, Colmar, Strasbourg, Reims, Nancy, Metz, Lons-le-Saunier, Besançon, Dijon, Moulins, Nice et Toulon, selon les précisions fournies par son cabinet.
Les établissements de santé de ces villes seront "approvisionnés dans la semaine, et à travers eux les centres de vaccination" des régions concernées.

D'ici fin juin, "près de huit millions de doses" du vaccin Moderna doivent être livrées en France, selon le ministère, qui précise que le circuit de distribution de ce nouveau vaccin "aura vocation dans les prochaines semaines à basculer vers le circuit officinal qui maille la France de manière extrêmement fine".

Moins de contraintes logistiques

Le vaccin Moderna a reçu vendredi le feu vert de la Haute autorité de santé (HAS), deux jours après avoir reçu celui de l'Union européenne.
Il doit être administré en deux injections - comme le vaccin BioNTech/Pfizer -, espacées d'au moins 28 jours, mais présente moins de contraintes en termes logistiques, puisqu'il doit être stocké à -20 degrés, au lieu de -80.

Efficacité

Selon Sud Ouest, qui cite l'AFP, l'efficacité diffère aussi légèrement entre les deux vaccins.
Il faut tout d'abord savoir que le vaccin de Pfizer comme celui de Moderna fonctionnent avec la même technique de l'ARN messager.
Toutefois, les taux d'efficacité rapportés sont légèrement supérieurs chez Moderna (94,5%) par rapport à ceux de Pfizer (90%).

Concernant la première vague de vaccination, avec les doses BioNTech/Pfizer, la France devrait "dépasser les 100 000" vaccinés ce week-end, a souligné M. Véran sur Europe 1. Le ministre s'est dit serein face aux "fausses polémiques" sur une supposée lenteur de la campagne de vaccination.

 


 

Covid-19 : que sait-on des deux nouveaux variants qui inquiètent ?

Sont-ils vraiment plus transmissibles, et à quel point ?

Nuisent-ils à l'efficacité des vaccins ?

Le point sur ce que l'on sait des nouveaux variants du Sars-CoV-2 qui ont émergé au Royaume-Uni et en Afrique du Sud, dont l'expansion inquiète la communauté internationale.

Tous les virus mutent. Ces mutations sont des modifications qui interviennent lorsqu'ils se répliquent.

Les scientifiques ont observé de multiples mutations du Sars-CoV-2 depuis son apparition, la grande majorité sans conséquence, mais certaines peuvent lui donner un avantage pour sa survie, dont une plus grande transmissibilité.

Détecté en novembre au Royaume-Uni, le variant B.1.1.7, désormais appelé VOC 202012/01, trouve "probablement" son origine dans le sud-est de l'Angleterre en septembre, selon l'Imperial College de Londres.

Il s'est rapidement étendu dans tout le Royaume-Uni et a désormais été détecté dans des dizaines de pays du monde, des Etats-Unis à la Corée du Sud en passant par l'Inde, la France ou le Danemark.

Le nombre de cas probablement sous-estimé

La plupart de ces cas sont liés au Royaume-Uni, mais pour quelques-uns, aucun lien avec ce pays n'a pu être retracé, ce qui prouve que ce variant s'est déjà implanté localement.

C'est ce qui se passe au Danemark, un des pays qui séquence le plus d'échantillons : ses autorités sanitaires ont recensé quelque 90 cas du variant britannique et estiment qu'il sera majoritaire dans le pays d'ici mi-février.

Un autre variant, appelé 501.V2, est désormais majoritaire en Afrique du Sud.

Il a été détecté dans des échantillons remontant au mois d'octobre, puis a été repéré dans quelques autres pays du monde, notamment le Royaume-Uni et la France.

Pour les deux variants, les cas sont probablement sous-estimés, selon les experts.

Ces deux variants présentent plusieurs mutations dont l'une, nommée N501Y, est au centre de l'attention.

Elle se situe sur la protéine spike du coronavirus, une pointe à sa surface qui lui permet de s'attacher au récepteur ACE2 des cellules humaines pour les pénétrer et joue ainsi un rôle clé dans l'infection virale.

Cette mutation est connue pour augmenter les capacités d'attachement du virus au récepteur ACE2.

"Il n'y a pas de relation clairement établie entre l'attachement à l'ACE2 et une transmissibilité accrue, mais il est plausible qu'une telle relation existe", estime le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC).

Les nouveaux variants plus transmissibles ?

Plusieurs études scientifiques, pas encore évaluées par les pairs et se basant principalement sur des modélisations, concluent que le variant britannique est largement plus transmissible.

Cela confirme les évaluations initiales du groupe de chercheurs NERVTAG, conseillant le gouvernement britannique, qui estimait que la transmission est accrue de 50 à 70%.

Ainsi, selon les calculs de la London School of Hygiene and Tropical Medicine (LSHTM), le variant britannique serait 50 à 74% plus contagieux.

Pour leur dernier rapport, publié le 31 décembre, les chercheurs de l'Imperial College de Londres ont analysé des milliers de génomes de virus du Sars-CoV-2 séquencés entre octobre et décembre.

Selon deux méthodes différentes, ils en concluent que ce variant a un "avantage important" en termes de contagiosité : 50 à 75% plus contagieux, ou un taux de reproduction du virus (R) entre 0,4 et 0,7 supérieur au virus habituel.

Les résultats préliminaires concernant le variant sud-africain font également état d'une plus forte transmissibilité, mais moins de données sont disponibles.

Pour autant, les experts soulignent qu'on ne peut encore pas dire avec certitude que ces deux variants sont nettement plus contagieux.

Même si elle semble vraisemblable, cette hypothèse n'est pour l'instant basée que sur des observations épidémiologiques, dont l'explosion de l'épidémie en Angleterre.

Or, pour expliquer une situation épidémique, d'autres facteurs que les caractéristiques intrinsèques du virus peuvent entrer en ligne de compte (comme par exemple les mesures de prévention mises en place).

"Il semblerait qu'une ou deux mutations soient responsables de la meilleure contagiosité mais c'est encore à vérifier", explique à l'AFP Vincent Enouf, du Centre national de référence des virus respiratoires de l'Institut Pasteur à Paris.

Mener des analyses pour prouver avec certitude la plus grande contagiosité d'un variant est une procédure longue et complexe, souligne-t-il.

Les nouveaux variants plus problématiques ?

"Il n'y a aucune information sur le fait que les infections par ces souches soient plus graves", note l'ECDC. Mais le risque "en termes d'hospitalisations et de morts est élevé".

"Qui dit plus forte transmissibilité dit éventuellement une beaucoup plus forte incidence, et donc même à létalité égale, une pression sur le système de santé plus importante", poursuit Bruno Coignard, de l'agence sanitaire française Santé Publique France.

Un variant du Sars-CoV-2 "50% plus transmissible poserait un bien plus grand problème qu'un variant 50% plus mortel", insiste de son côté sur Twitter l'épidémiologiste britannique Adam Kucharski, démonstration statistique à l'appui.

Dans l'hypothèse où chaque personne infectée en contamine en moyenne 1,1 autre, que le taux de décès est de 0,8% et que 10 000 personnes sont contaminées, on aboutirait à 129 morts au bout d'un mois, explique-t-il.

Si le taux de mortalité est accru de 50%, le nombre de morts atteindrait 193. Mais si le taux de transmissibilité augmente de 50%, c'est 978 décès qui seraient à déplorer.

L'Europe doit "faire plus" face à "une situation alarmante" attribuée à la circulation du variant britannique, a averti l'OMS jeudi.

Et à Londres, la situation est "hors de contrôle", s'est alarmé vendredi le maire, Sadiq Khan, selon qui les hôpitaux risquent d'être "submergés": "Nous manquerons de lits dans les deux prochaines semaines si la propagation du virus ne ralentit pas drastiquement".

Par ailleurs, les premières études sur le variant britannique font état d'une plus grande contamination des jeunes de moins de 20 ans, ce qui repose la question de l'ouverture ou non des écoles.

Face à l'explosion de l'épidémie, l'Angleterre et l'Ecosse ont mis en place lundi un nouveau confinement strict, avec fermeture des écoles.

Les vaccins sont-ils toujours efficaces contre ces variants ?

Alors que les campagnes de vaccination offrent un espoir de sortir de cette crise sanitaire mondiale, certains s'interrogent sur la capacité des vaccins à lutter contre les nouveaux variants.

Pour les deux variants, "il n'y a à ce stade pas assez d'informations disponibles pour estimer (s'ils font peser) un risque sur l'efficacité des vaccins", estime l'ECDC.

"En l'état actuel de nos connaissances, les experts pensent que les vaccins actuels seront efficaces contre ces souches", a récemment déclaré Henry Walke, des Centres américains de prévention et de lutte contre les maladies (CDC).

De leur côté, BioNTech et Pfizer ont assuré vendredi que leur vaccin était efficace contre la mutation N501Y commune aux variants britannique et sud-africain.

Mais l'étude sur laquelle ils s'appuient ne porte pas sur l'ensemble des mutations présentes sur ces variants : elle ne suffit donc pas à conclure que l'efficacité du vaccin sera la même que contre le virus classique.

Une mutation inquiétante chez le variant sud-africain

De fait, c'est une mutation présente chez le variant sud-africain, mais pas chez le Britannique, qui préoccupe le plus les spécialistes du point de vue de l'efficacité des vaccins.

Appelée E484K, cette mutation pourrait théoriquement aider ce variant "à contourner la protection immunitaire conférée par une infection antérieure ou par la vaccination", a expliqué lundi le Pr François Balloux, de l'University College de Londres, cité par l'organisme britannique Science Media Centre.

Pour autant, rien n'indique à ce stade que cette mutation suffise à rendre le variant sud-africain résistant aux vaccins actuels, a tempéré le Pr Balloux.

Plusieurs laboratoires ont assuré qu'ils étaient capables de fournir rapidement de nouvelles versions du vaccin si besoin était.

Comment peut-on lutter ?

Il est "illusoire" de penser pouvoir éradiquer ou empêcher totalement la propagation des nouveaux variants, estime Bruno Coignard, notant que l'objectif est de "retarder au maximum" leur diffusion.

Ainsi, pour les pays où les cas de nouveaux variants ne sont pas largement répandus, l'ECDC recommande "des efforts pour ralentir la propagation, similaires à ceux mis en place au début de l'épidémie": tests des personnes arrivant de zones à risque avec éventuelles quarantaines, isolement et traçage des contacts renforcés pour les personnes contaminées, limitation des voyages...

Il appelle également à surveiller l'incidence de ces variants, notamment en multipliant les séquençages de virus.

Certains tests PCR peuvent également donner une indication de la présence du variant britannique, avant des analyses plus poussées.

"C'est un premier filtre, et ensuite on va aller faire du séquençage" pour s'assurer qu'il s'agit bien du variant, selon Vincent Enouf.

Au niveau individuel, "parce que ces variants semblent se répandre plus facilement, nous devons être encore plus vigilants dans nos mesures de prévention pour ralentir la propagation du Covid-19", a insisté le Dr Walke, faisant référence au port du masque, à la distanciation physique, au lavage des mains et à l'aération des espaces fermés, sans oublier d'éviter la foule.

 


 

Coronavirus : pourquoi le délai entre l'injection des deux doses du vaccin Pfizer est allongé

L'allongement du délai entre l'administration des deux doses du vaccin Pfizer BioNtech a été décidé afin d'accélérer la couverture vaccinale en France.

L'annonce a été officialisée le jeudi 7 janvier par les autorités sanitaires : le délai entre les deux injections du vaccin Pfizer-BioNtech est allongé. Il passe de deux à six semaines.

Objectif : accélérer la couverture vaccinale des personnes prioritaires.

Le gouvernement adapte sa stratégie après avoir essuyé de vives critiques au sujet de la lenteur de la vaccination démarrée le 27 décembre dernier.

Autorisé en Europe depuis le 21 décembre, ce vaccin est administré en deux doses.

L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a rendu son avis concernant la seconde dose : "Il peut être envisagé entre 21 et 42 jours au vu des circonstances actuelles spécifiques afin d'élargir la couverture vaccinale des personnes prioritaires".

Les vaccins disponibles pourront ainsi être plus largement déployés auprès des personnes prioritaires. La nécessité de garder en stock la deuxième dose permet d'assouplir la gestion des vaccins disponibles soit 300 millions à l'échelle européenne.

Deux fois plus d'individus vaccinés

Le Royaume-Uni, qui doit faire face à un variant hautement contagieux, allonge encore plus le délai : la deuxième injection se fera à 12 semaines.

"L’OMS s’est positionnée le 5 janvier pour un intervalle entre les deux doses de Pfizer-BioNTech de 21 à 28 jours et, en cas de circonstances exceptionnelles, allonger ce délai sans dépasser 42 jours", rappelle l'ANSM.

"Dans l’hypothèse d’un vaccin qui serait très efficace dès la première dose (par exemple autour de 90%), le report de la seconde dose permettrait de vacciner deux fois plus d’individus dans l’attente de la prochaine livraison de vaccin".

300 millions de doses supplémentaires en commande

La Commission européenne a annoncé ce vendredi 8 janvier la conclusion d'un nouveau contrat avec Pfizer et BioNTech pour la livraison de 300 millions de doses supplémentaires de leur vaccin contre le COVID-19, portant à 600 millions au total ses commandes au groupe pharmaceutique américain et son partenaire allemand.

"La Commission européenne a proposé aujourd'hui aux Etats membres d'acheter 200 millions de doses supplémentaires du vaccin COVID-19 produit par BioNTech et Pfizer, avec une option d'achat pour 100 millions d'autres doses", a déclaré la présidente de l'exécutif européen Ursula von der Leyen.
"Cela permettra à l'UE d'acheter jusqu'à 600 millions de doses de ce vaccin", a-t-elle ajouté.

Ursula von der Leyen a précisé que 75 millions de doses supplémentaires seraient livrées au deuxième trimestre.

 


 

Coronavirus : comment obtenir son arrêt de travail "immédiat" en ligne en cas de symptômes ou cas contact

Le Premier ministre, Jean Castex l'a annoncé ce jeudi 7 janvier : il sera possible d'obtenir à partir de dimanche 10 janvier un arrêt de travail indemnisé sans jour de carence.

Une annonce qui devrait non seulement simplifier les démarches, mais surtout et c'est l'objectif affiché, "gagner en efficacité".

Alors que les différentes mesures ont été annoncées ce jeudi 7 janvier par le Premier ministre, Jean Castex, les personnes qui présentent des symptômes de Covid-19 ou qui sont cas contact pourront dès ce dimanche 10 janvier, obtenir en quelques clics un arrêt de travail directement sur le site de l'Assurance maladie.

Ce dernier sera indemnisé et sans jour de carence. Ce qui devrait permettre aux Français de s'arrêter plus rapidement et ainsi de ralentir la propagation du virus.

Délai plus court pour s'isoler plus vite

Le Premier ministre a été clair sur ce point : "À partir du 10 janvier dès que vous avez des symptômes ou que vous êtes cas contact, il vous suffira de vous inscrire sur le site de l'assurance maladie pour obtenir un arrêt de travail immédiat indemnisé sans jour de carence".

ll a complété en précisant que "l'Assurance maladie procédera à un suivi systématique avec deux à trois appels téléphoniques sur sept jours". Avant d'ajouter : "Chaque personne déclarée positive se verra proposer à compter du 20 janvier une visite à domicile par un infirmier."

Les démarches

- Si la personne présente des symptômes de Covid-19, il faudra qu'elle se connecte au site de l'Assurance maladie, ameli.fr.

Un onglet spécifique sera effectif à partir du 10 janvier. Il faudra alors remplir un formulaire.

Le ministère de la Santé rappelle les symptômes : fièvre, toux sèche, fatigue, courbatures, maux de gorge, diarrhée, conjonctivite, maux de tête, perte de l’odorat ou du goût, éruption cutanée, ou décoloration des doigts ou des orteils, difficultés à respirer ou essoufflement, sensation d’oppression ou douleur.

- Si la personne est cas contact, la démarche est la même.

Attention, pour être considérée comme cas contact, une personne doit être entrée en contact avec une autre testée positive sans qu'aucune ne porte de masque ou si l'une d'elles portait un masque en tissu.

Ou si la personne a été contactée vie l'application StopCovid.

 


 

Réactions allergiques au vaccin contre le Covid-19 : ce que l'on sait et les précautions à prendre

Plusieurs soignantes ont fait de graves réactions allergiques après avoir reçu une injection du vaccin contre le Covid-19 aux Etats-Unis et au Royaume-Uni.

Des mesures recommandations ont été émises.

Le vaccin contre le Covid-19 peut entraîner dans de rares cas des réactions allergiques comme d'autres vaccins.

C'est ce qui s'est produit notamment en Alaska pour deux soignants d'un même hôpital cette semaine et au Royaume-Uni sur deux femmes.

Les cas américains au sein du même hôpital

Une soignante américaine a eu une réaction anaphylactique qui a commencé seulement 10 minutes après avoir reçu l'injection du vaccin contre le coronavirus de Pfizer à l'hôpital Bartlett de Juneau en Alaska ce mardi 15 décembre.

Elle a eu une éruption cutanée sur le visage et le torse, un essoufflement et une fréquence cardiaque élevée, comme le rapporte le New York Times.

Comme elle se trouvait dans un hôpital, elle a pu être traitée très rapidement avec de l'épinéphrine, un produit que l'on donne dans des réactions allergiques graves.

Mais bien qu'atténués, les effets de la réaction sont réapparus quelque temps après.

Elle a dû être transportée aux soins intensifs. Depuis elle va mieux, elle devait sortir ce jeudi 17 décembre.

Le deuxième soignant qui a fait une réaction a reçu le vaccin ce mercredi 16 décembre. Il s'est mis à se plaindre d'étourdissements et de la gorge quelques minutes après l'injection du produit.

Il a été admis aux urgences, mais au bout d'une heure, les effets avaient disparu.

L'hôpital concerné par ces deux cas avait administré 144 doses au total mercredi 16 décembre.

Les cas britanniques : deux femmes allergiques

On pense que la réaction de la femme d'Alaska est similaire aux réactions anaphylactiques que deux soignantes britanniques ont subies après avoir reçu le vaccin Pfizer-BioNTech la semaine dernière.

Comme elle, les deux ont récupéré.

Les deux Britanniques qui ont eu une réaction avaient des antécédents d'allergies graves.

La première âgée de 49 ans, avait des antécédents d'allergies aux œufs et la deuxième âgée de 40 ans, avait des antécédents d'allergies à plusieurs médicaments.

Les deux femmes avaient sur elles des dispositifs de secours pour s'injecter de l'épinéphrine en cas d'une telle réaction.

Composants en cause recherchés

La recherche des composants qui sont à l'origine de ces réactions est en cours. Il faut savoir si cela est dû au vaccin ce qui semble au premier abord évident.

Pfizer a assuré qu'il n'y a pas de composant à base d'œuf dans son vaccin et avoir pris les mesures pour effectuer les recherches afin que de telles réactions soient expliquées.

Selon Pfizer, l'essai clinique n'a révélé aucun événement indésirable grave causé par le vaccin, même si de nombreux participants ont déclaré avoir eu des douleurs, de la fièvre et d'autres effets secondaires.

Précautions à prendre

L'agence Centers for Disease Control and Prevention américaine a recommandé que le vaccin soit administré dans des établissements disposant de fournitures, notamment d'oxygène et d'épinéphrine, pour gérer les réactions anaphylactiques.

Et aussi que les personnes qui ont reçu le vaccin restent pendant 15 minutes sur place.

D'ailleurs c'est indiqué par le fabriquant : un message stipule qu'un traitement médical doit être disponible en cas d'événement anaphylactique rare.

Après l'incident au Royaume-Uni, les autorités ont mis en garde en précisant que le vaccin ne devrait pas être administré à quiconque a déjà eu une réaction anaphylactique à un aliment, un médicament ou un vaccin.

Aux Etats-Unis, le CDC qui fait office d'agence de santé a déclaré que les personnes souffrant d'allergies graves pouvaient être vaccinées en toute sécurité, avec une surveillance étroite pendant 30 minutes après avoir reçu le vaccin.

Aucune contre-indication en France

En France, la campagne de vaccination n'a pas encore débuté, mais les inquiétudes sont présentes.

La Fédération française d'allergologie (FFAL) a publié un communiqué pour rassurer les personnes souffrant d'allergies, ce lundi 14 décembre comme le rapporte BFM.

"Les antécédents d’allergie ou d'anaphylaxie ne constituent en aucun cas une contre-indication systématique à cette vaccination."

Au Canada, des recommandations officielles

Au Canada, le gouvernement a émis des recommandations pour les personnes qui ont de graves allergies.

Les personnes ayant des allergies à l’un des ingrédients du vaccin contre la Covid-19 de Pfizer-BioNTech ne devraient pas le recevoir.

La liste des ingrédients du vaccin de Pfizer

Le seul ingrédient médicinal présent dans le vaccin de Pfizer est l'ARNm.

Ensuite, la composition des ingrédients non médicinaux est la suivante :

- ALC-0315 = bis(2-hexyldécanoate) de ((4-hydroxybutyl)azanediyl)bis(hexane-6,1-diyle)

- ALC-0159 = 2-[(polyéthylèneglycol)-2000]-N,Nditétradécylacétamide

- 1,2- distéaroyl-sn-glycéro-3-phosphocholine

- cholestérol

- phosphate dibasique de sodium dihydraté

- phosphate monobasique de potassium

- chlorure de potassium

- chlorure de sodium
saccharose
eau pour injection

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La nouvelle attestation de déplacement dérogatoire est en ligne sur le site du gouvernement.

La fin du confinement, c'est dès ce mardi 15 décembre à 6 heures du matin. Mais c'est aussi le début... du couvre-feu.

S'il n'y aura plus besoin d'attestations pour se déplacer durant la journée, il faudra néanmoins en remplir une en cas de déplacement entre 20 heures et 6 heures du matin (sauf pendant la soirée du 24 décembre).

S'il n'y a plus de limite de temps ou de kilomètre en journée, n'oubliez pas de vous munir, en plus de l'attestation, de tout document pouvant justifier d'un déplacement entre 20 heures et 6 heures du matin (billet de train ou d'avion, carte professionnelle, attestation employeur...).

Attention, en cas de non présentation de l'attestation, vous êtes passible d'une amende de 135 euros.


LES MOTIFS DE DÉPLACEMENT PENDANT LE COUVRE-FEU

Comme lors du confinement, il sera possible de sortir pendant le couvre-feu si vous pouvez justifier de l'un des motifs suivants:

- Déplacements entre le domicile et le lieu d'exercice de l'activité professionnelle ou le lieu d'enseignement et de formation

- Déplacements pour des consultations et soins ne pouvant être assurés à distance et ne pouvant être différés ou pour l'achat de produits de santé

- Déplacements pour motif familial impérieux, pour l'assistance aux personnes vulnérables ou précaires ou pour la garde d'enfants

- Déplacements des personnes en situation de handicap et de leur accompagnant

- Déplacements pour répondre à une convocation judiciaire ou administrative


- Déplacements pour participer à des missions d'intérêt général sur demande de l'autorité administrative

- Déplacements liés à des transits pour des déplacements de longues distances

- Déplacements brefs, dans un rayon maximal d'un kilomètre autour du domicile pour les besoins des animaux de compagnie

 


 

Rappel des mesures à compter du 15 décembre 2020

 

 


 

Coronavirus : l'ordre d'apparition des symptômes identifié, utile pour différencier le Covid de la grippe ?

Les symptômes de la grippe et du Covid-19 sont très proches.

Mais un étude américaine a réussi à démontrer que les premiers signes se distinguaient d'une pathologie à l'autre.

Utile en temps de grippe saisonnière ?

L'ordre des symptômes seraient importants. C'est en tout cas ce qu'affirme une étude américaine publiée dans Sciencedaily.

En effet, les chercheurs de l'université de Californie du Sud estiment avoir trouvé l'ordre probable dans lequel apparaissent les symptômes du Covid en premier.

Un ordre défini

En étudiant et en analysant les données de 55 924 cas confirmés de Covid-19 en Chine, tous collectés par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) entre le 16 et le 24 février, ainsi que 1 100 cas collectés entre le 11 décembre 2019 et le 29 janvier, rassemblés par le China Medical Treatment Expert Group, via la Commission nationale de la santé de Chine, ils en sont arrivés à la conclusion que les premiers dans l'ordre étaient la fièvre, suivi de la toux, de douleurs musculaires, puis de nausées ou de vomissements et de diarrhée.

Connaître l'ordre des symptômes revêt plusieurs aspects : cela peut aider les patients à se faire soigner plus rapidement, aider les médecins à exclure d'autres maladies et même à planifier comment traiter les patients et peut-être intervenir plus tôt dans la maladie.

"Cet ordre est particulièrement important à connaîre surtout en période de maladies saisonnières comme la grippe qui coïncident avec des infections au coronavirus", explique le proffesseur de médecine Peter Kuhn qui a participé à la publication.

"Et cela pourrait même réduire le temps d'hospitalisation au vu de l'identification plus rapide", déclare Joseph Larsen, l'auteur principal de l'étude.

Covid fièvre, grippe toux

Pour comparer l'ordre des symptômes du coronavirus à celui de la grippe, les chercheurs ont examiné les données de 2 470 cas de grippe en Amérique du Nord, en Europe et dans l'hémisphère sud, qui ont été signalés aux autorités sanitaires de 1994 à 1998.

Selon ses chercheurs l'ordre pour le coronavirus est la fièvre, puis la toux, suivi de douleurs musculaires, de nausées et/ou de vomissements, puis de diarrhées.

Pour la grippe, il s'agit d'abord de la toux, puis de la fièvre.

La pathologie s'installe progressivement ou apparaît brutalement ?

L'Institut Pasteur souligne lui que l'installation des symptômes se fait progressivement sur plusieurs jours avec le coronavirus, contrairement à la grippe qui débute brutalement".

Gestes barrières pour tout éviter

Rappelons que les gestes barrières sont toujours utiles et d'autant plus en période de grippe. Ils éviteront d'attraper ou de refiler les pathologies saisonnières et ils protègent contre le coronavirus.

Les médecins encouragent également la population à se faire vacciner contre la grippe pour simplifier les diagnostics.

Le gouvernement français a également listé les symptômes du Covid en précisant qu'il s'agissait principalement de fièvre ou de la sensation de fièvre (frissons, chaud-froid), de toux, de maux de tête, courbatures et une fatigue inhabituelle.

Mais aussi de perte brutale de l’odorat (sans obstruction nasale), d'une disparition totale du goût ou encore de diarrhée. Et dans des formes plus graves : de difficultés respiratoires pouvant mener jusqu’à une hospitalisation en réanimation voire au décès.


Covid, grippe, rhume : la liste des symptômes compilé par le service de santé britannique

La liste des symptômes permettant de distinguer le Covid, la grippe et un simple rhume avait été élaborée par le National Health Service, le service de santé britannique il y a quelques mois.

Pour le Covid-19

Les symptômes les plus courants du coronavirus ou du Covid-19 sont

- Une fièvre (à partir de 37,8 °C).

- Une toux persistante (généralement sèche).

- Une perte du goût et/ou de l'odorat.

Les patients peuvent aussi parfois souffrir de fatigue, de courbatures, de maux de gorge, de maux de tête et d'essoufflement.

La diarrhée et un nez qui coule ou bouché sont rares.

Pour la grippe

Les symptômes les plus courants de la grippe sont :

- Une fièvre (à partir de 37,8 °C).

- Une toux sèche.

- Une fatigue importante.

- Des courbatures.

- Des maux de tête.

Les malades auront parfois un nez qui coule ou bouché ou un mal de gorge.

La diarrhée peut parfois survenir chez les enfants.

Il n'y a pas d'éternuements ou d'essoufflement avec la grippe.

Pour un rhume

Les symptômes les plus courants d'un rhume sont :

- Des éternuements.

- Un nez qui coule ou bouché.

- Des maux de gorge.

- Des courbatures.

Une toux légère peut être ressentie. Il y a parfois de la fatigue et il est rare d'avoir de la fièvre ou des maux de tête. Les rhumes ne provoquent pas de diarrhée.

 


 

Téléchargez la nouvelle attestation de déplacement à utiliser dès ce samedi

Ce qui change sur l'attestation

Plusieurs modifications sont intervenues sur cette nouvelle version.

Elles prennent en compte les mesures prises par le gouvernement pour alléger le confinement et qui entrent en scène ce samedi 28 novembre.

La notion de "fournitures de première nécessité" est remplacée par "achat de biens", puisque la quasi-totalité des commerces est autorisée à rouvrir, en appliquant des mesures sanitaires strictes.

Une case "Déplacements pour se rendre dans un établissement culturel autorisé ou un lieu de culte" est apparue, puisque les offices religieux peuvent aussi reprendre.

L'activité physique n'est plus limitée à 1h, mais passe à 3h. Dans le même temps, le périmètre de balade s'étend à 20km autour de son domicile.

Les autorités ont également ajouté un QRcode pour orienter les citoyens directement vers l'application TousAntiCovid.

Jusqu'à quand utiliser cette attestation ?

Le chef de l'État a annoncé lors de son allocution que cette nouvelle attestation entrée en vigueur ce samedi 28 novembre serait à utiliser au moins jusqu'au 15 décembre.

À cette date, et sous réserve que les chiffres du coronavirus continuent de baisser en France, le confinement pourrait être levé et remplacé par un couvre-feu

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Le masque est-il obligatoire dans votre commune ? Notre carte pour y voir clair, dans l'Hérault

Dans plus de 140 villes et villages de l'Hérault, le masque doit être désormais porté systématiquement sur la voie publique et dans l’ensemble des lieux ouverts au public.

Pour vous aider à vous y retrouver, Midi Libre vous propose une carte avec les dernières données disponibles, mises en ligne par la préfecture le 9 octobre.

Face à la nouvelle flambée de patients atteints par le Covid-19, le port du masque est désormais obligatoire dans près de la moitié des communes de l’Hérault.

Dans plus de 140 villes et villages, le masque doit être porté systématiquement sur la voie publique et dans l’ensemble des lieux ouverts au public.


Zoomez pour afficher votre commune.

En rouge, les communes où le masque est obligatoire partout.

En vert les communes où le masque n'est obligatoire que dans certaines conditions.

Le non-respect de cette mesure est puni de l’amende prévue pour les contraventions de 4e classe, soit 135 euros et, en cas de récidive dans les quinze jours, d’une amende prévue pour les contraventions de 5e classe, soit 1 500 euros.

Les enfants de moins de 11 ans ne sont pas concernés par cette obligation.

Cette obligation ne concerne pas non plus les personnes pratiquant des activités physiques ou sportives pédestres ou cyclistes , “dès lors que celles-ci sont exercées dans des lieux à faible densité de population permettant ainsi le respect des distanciations sociales”, précise la préfecture.

Et “Le port du masque n’est pas obligatoire dans les espaces non urbanisés dès lors que la distanciation physique peut y être respectée à tout instant entre les personnes présentes”.

Marchés, brocantes, vide-greniers...

Dans toutes les autres communes de l’Hérault, le port de masque est obligatoire uniquement dans les transports en commun (y compris sur les zones d’attente) ; dans les lieux publics clos ; sur les marchés, brocantes, vide-greniers et foires ; dans les parcs d'attractions, de loisirs et les fêtes foraines ; aux alentours (rayon de 30 mètres) des entrées et sorties de crèches, établissements scolaires (écoles, collèges et lycées).

Ce lundi 12 octobre à minuit, les 31 communes de la Métropole de Montpellier, et sept autres des alentours (Teyran, Saint-Clément-de-Rivière, Saint-Gély-du-Fesc, Montarnaud, Palavas-les-Flots, Mauguio, Saint-Aunès), passent en alerte maximale en raison d'une dégradation de la situation sanitaire liée à l’épidémie de coronavirus.

 


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